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 On the Ground there is no Law, all we have to do is survive

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MessageSujet: On the Ground there is no Law, all we have to do is survive   Dim 9 Oct - 15:09

Et quoniam inedia gravi adflictabantur, locum petivere Paleas nomine, vergentem in mare, valido muro firmatum, ubi conduntur nunc usque commeatus distribui militibus omne latus Isauriae defendentibus adsueti. circumstetere igitur hoc munimentum per triduum et trinoctium et cum neque adclivitas ipsa sine discrimine adiri letali, nec cuniculis quicquam geri posset, nec procederet ullum obsidionale commentum, maesti excedunt postrema vi subigente maiora viribus adgressuri.

Sed maximum est in amicitia parem esse inferiori. Saepe enim excellentiae quaedam sunt, qualis erat Scipionis in nostro, ut ita dicam, grege. Numquam se ille Philo, numquam Rupilio, numquam Mummio anteposuit, numquam inferioris ordinis amicis, Q. vero Maximum fratrem, egregium virum omnino, sibi nequaquam parem, quod is anteibat aetate, tamquam superiorem colebat suosque omnes per se posse esse ampliores volebat.

Fuerit toto in consulatu sine provincia, cui fuerit, antequam designatus est, decreta provincia. Sortietur an non? Nam et non sortiri absurdum est, et, quod sortitus sis, non habere. Proficiscetur paludatus? Quo? Quo pervenire ante certam diem non licebit. ianuario, Februario, provinciam non habebit; Kalendis ei denique Martiis nascetur repente provincia.

Quibus occurrere bene pertinax miles explicatis ordinibus parans hastisque feriens scuta qui habitus iram pugnantium concitat et dolorem proximos iam gestu terrebat sed eum in certamen alacriter consurgentem revocavere ductores rati intempestivum anceps subire certamen cum haut longe muri distarent, quorum tutela securitas poterat in solido locari cunctorum.

Batnae municipium in Anthemusia conditum Macedonum manu priscorum ab Euphrate flumine brevi spatio disparatur, refertum mercatoribus opulentis, ubi annua sollemnitate prope Septembris initium mensis ad nundinas magna promiscuae fortunae convenit multitudo ad commercanda quae Indi mittunt et Seres aliaque plurima vehi terra marique consueta.

Sin autem ad adulescentiam perduxissent, dirimi tamen interdum contentione vel uxoriae condicionis vel commodi alicuius, quod idem adipisci uterque non posset. Quod si qui longius in amicitia provecti essent, tamen saepe labefactari, si in honoris contentionem incidissent; pestem enim nullam maiorem esse amicitiis quam in plerisque pecuniae cupiditatem, in optimis quibusque honoris certamen et gloriae; ex quo inimicitias maximas saepe inter amicissimos exstitisse.

Siquis enim militarium vel honoratorum aut nobilis inter suos rumore tenus esset insimulatus fovisse partes hostiles, iniecto onere catenarum in modum beluae trahebatur et inimico urgente vel nullo, quasi sufficiente hoc solo, quod nominatus esset aut delatus aut postulatus, capite vel multatione bonorum aut insulari solitudine damnabatur.

Proinde die funestis interrogationibus praestituto imaginarius iudex equitum resedit magister adhibitis aliis iam quae essent agenda praedoctis, et adsistebant hinc inde notarii, quid quaesitum esset, quidve responsum, cursim ad Caesarem perferentes, cuius imperio truci, stimulis reginae exsertantis aurem subinde per aulaeum, nec diluere obiecta permissi nec defensi periere conplures.


Dernière édition par Marcus Kane le Lun 31 Oct - 20:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: On the Ground there is no Law, all we have to do is survive   Mer 19 Oct - 19:40


To deal or not to deal
“NO FRIEND, NO PAIN” ft. Laenys

Long avait été le chemin depuis les terres lointaines des Trishana. Il avait fallu plusieurs jours à Lamorak et sa suite pour atteindre la glorieuse cité de Polis et sa tour qui, sans complexe, se dressait vers le ciel, se perdant parfois dans les nuages lorsque, d'aventure, le temps s'y prêtait. Monté sur un cheval à la robe de feu – un alezan aux allures baroques – Lamorak pénétra dans l'enceinte de la cité sans un bruit, ou presque. Bien sûr, les gens se retournèrent à son passage, non pas par admiration, mais par questionnement : qui pouvait bien être cet homme à l'escorte si chargée ? Certains le reconnurent dans la foule, d'autres murmurèrent : que pouvait bien faire le roi des Trishana ici, à Polis ? Cela faisait des années qu'on ne l'y avait pas vu, quel genre de malheur apportait-il avec lui ? Le bruit des sabots des chevaux résonna dans les rues de la ville, jusqu'à ce que le cortège atteigne la Grande Tour, où des natifs lambda qui faisaient office d'écuyers se saisirent des montures. Les Trishana mirent alors pied-à-terre, abandonnant les chevaux pour pénétrer dans la Tour de Commandements, où leur arrivée n'était pas attendue. Lamorak n'avait prévenu personne de sa venue, pas même son ambassadeur resté à Polis. Au lieu de cela, il avait décidé d'arriver à l'improviste et de manière relativement discrète, ce qui ne lui ressemblait absolument pas. Lamorak vivait et existait à travers les yeux d'autrui : il aimait être admiré et contemplé même si, paradoxalement, il se fichait bien de ce que les autres pouvaient penser de lui. Il aimait se faire remarquer et faire parler de lui, qu'importe les raisons …

L'arrivée des gens venus du ciel avait suscité en lui une attention toute particulière. La rumeur de leur venue était arrivée même au plus profond de la Forêt de Feu, et c'était là le seul véritable évènement depuis bien des années, le seul qui, aux yeux de Lamorak, avait valu le déplacement. Ces étrangers, Lamorak voulait les voir de lui-même : il voulait les éprouver et les juger par lui-même … mais il ne pouvait pas aller à l'encontre des ordres d'Heda. Malgré la toute puissance et l'autorité qu'il avait sur le territoire Trishana, il n'était pas grand-chose sur le territoire Trikru, où régnait depuis plusieurs années déjà Lexa et ses comparses du Peuple des Arbres : Lamorak avait beau désirer tout ce qu'il voulait, il n'était pas suffisamment stupide pour ignorer les ordres de la Commandante. Les Natifs n'avaient pas le droit de s'approcher des jeunes venus du ciel et personne n'avait intérêt à enfreindre cette règle … sous peine d'en subir les funestes conséquences. Cependant, Lamorak avait plus qu'un tour dans son sac. Il était passé maître dans l'art de jouer avec les mots et les lois, ce qui n'était pas sans lui valoir une certaine notoriété un peu partout dans la région : Lamorak était fourbe et tout le monde le savait.


Sa venue à Polis, en réalité, n'était rien d'autre qu'un moyen de s'approcher de ce campement qu'il convoitait tant. Être à Polis lui permettait de tout savoir en direct et, pourquoi pas, être au cœur de l'action. Lexa était trop intelligente pour ne pas s'en rendre compte et Lamorak le savait, mais il savait aussi que la décence l'empêcherait de le renvoyer chez lui et de la chasser de Polis : après tout, il n'avait rien fait de mal. La paix entre les clans était instable et Lexa ne pouvait se risquer à l'ébranler pour si peu.

En arrivant à Polis, Lamorak fut surpris d’apprendre que Lexa ne s’y trouvait pas. A son grand étonnement, elle avait eu à faire ailleurs et Lamorak se trouva pris à son propre jeu. Il fut conduit à la salle du trône où, de toute évidence, Titus allait le recevoir pour lui exposer la situation. Cela agaça Lamorak, bien sûr, qui ne supportait pas d’être obligé d’attendre un sous-fifre comme Titus, mais avait-il vraiment le choix ? Deux gardes Trishana furent autorisés à rester dans la salle, et Lamorak se mit à déambuler lentement dans la pièce, attendant non sans agacement l’arrivée du Fleimkepa. Lorsque les portes s’ouvrirent enfin, elles laissèrent apparaître une jeune femme au teint pâle et aux cheveux blancs comme le lait … que Lamorak dévisagea un instant. Qu’était-ce cela encore ?

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MessageSujet: Re: On the Ground there is no Law, all we have to do is survive   Jeu 20 Oct - 18:24


Moment of Truth
What we do in life echoes in eternity

MUSIC :: YOUR FAVORITE COLOR IS GREEN

J'ai souvent pensé que la moralité consiste essentiellement en le courage de faire un choix.
Léon Blum
La porte du sas ne cédait pas : en cela, elle remplissait à merveille ce pour quoi elle était conçue et en d’autres circonstances, Marcus en aurait été comblé. Au grand désarrois de Kane, le pied de biche tardait à venir, laissant ainsi à Abby tout le temps qu’il fallait pour passer son annonce, et même plus. Malgré la force combinée de ses hommes, la portes résistait coûte que coûte.

« — Monsieur » l’interpella presque soudainement l’un des gardes « Il y a un problème : quelqu’un vient d’utiliser le pass du docteur Griffin pour entrer dans la Station Prison » déclara l’homme.

Kane se figea un instant, avant que son cœur ne comprenne finalement – et trop tard – ce qui se passait réellement. Il échangea un regard avec ses hommes et le temps lui parut soudainement comme suspendu.

« — Ouvrez cette porte et arrêtez le Docteur Griffin » ordonna Marcus.

Puis, abandonnant la porte derrière laquelle se barricadait Abby, Kane s’élança sans attendre en direction de la Station Prison, largement vidée depuis l’envoi des cent jeunes sur Terre. A cette heure de la matinée, la station était vide ou presque et les rares personnes qui traînaient encore là étaient encore attroupées atours des écrans sur lesquels étaient apparu Jake puis Abby. Déjà, des murmures s’élevaient çà et là au sein de l’Arche, mais cela avait pour l’heure bien peu d’importance pour Kane, qui poursuivait sa course sans s’arrêter.


C’est au détour du couloir qui menait aux Sky Box que Marcus les croisa enfin. Face à face, et bien que séparer par une distance confortable, les trois archéens se figèrent en se découvrant. Kane reconnu Callie, bien sûr, mais également la mécano’ dont s’était entiché Abby, sa complice suspectée, sans que Marcus ne puisse jamais le prouver. Leurs regards se croisèrent et Kane prit soudainement conscience de toute l’ampleur de la situation dans laquelle ils se trouvaient en cet instant précis toute l’étendue de ses conséquences. Toutes les questions sans réponses qui, jusqu’à présent, avaient suscité son intérêt s’éclairaient désormais. Le régulateur de pression, la mécanicienne, la Station Mecha … Abby avait trouvé un moyen de descendre sur Terre, et elle comptait y envoyer Callie et cette Raven Reyes … mais pourquoi ? Pour prouver qu’elle avait raison et le Conseil tors ? L’absurdité de cette entreprise paraissait cependant bien fade face à la situation qui se déroulait devant lui. Les deux femmes allaient certainement vouloir rejoindre la Station Mecha, et entre elles et leur sortie de secours se trouvait Kane. Il n’y avait pas d’autre issue, pas d’autre chemin que ce couloir pour sortir de la Station Prison.

Le regard de Kane croisa celui de Callie. Dans les yeux du Conseiller, l’incompréhension laisse place au doute et à l’hésitation. Pour la toute première fois de sa vie, Marcus Kane avait le choix. Il avait le choix entre laisser Callie mourir ici ou la laisser mourir sur Terre. Si sa mort sur l’Arche était une certitude, sa mort sur Terre était moins évidente … car après tout, Abby y croyait. Malgré tout ce que les statistiques indiquaient, elle continuait d’y croire, suffisamment pour y envoyer Callie, sa plus précieuse amie. Marcus, lui, n’y croyait pas – n’y avait jamais cru – et il ne pouvait se résoudre à laisser Callie partir pour cet enfer radioactif, mais il ne pouvait pas non plus se résoudre à la laisser mourir ici, alors qu’elle avait une chance – bien que nulle à ses yeux – d’échapper à son destin. Malgré toutes ses certitudes, Marcus ne pouvait pas l’empêcher de tenter quelque chose pour sauver sa vie.

Kane resta longtemps immobile, les yeux rivés sur Callie, ignorant que faire et dans quel ordre … soudainement, tout ce qui les avait séparés durant ces derniers jours lui parut bien petits et futiles à côté de ce qui les attendait. En cet instant précis, Marcus prenait enfin conscience de toute la tragédie de cette situation : il allait perdre Callie à jamais, et en partant, elle emporterait avec elle tout ce qui faisait de lui un homme, ou du moins le croyait-il. Il allait se retrouver seul au cœur de cet océan de mépris et de haine dont il était le seul garant. Il allait perdre la seule personne qui avait su mettre de côté cette partie de lui-même que tout le monde détestait et qui, pourtant, faisait son entité. Son cœur se serra brusquement, tandis qu’il restait là, immobile au milieu du couloir, à quelques mètres de celle qu’il aimait et qu’il s’apprêtait à perdre. C’était la première fois qu’il s’en rendait vraiment compte : il l’aimait vraiment, pour de vrai, bien au-delà de ce qu’il avait pu lui montrer, de ce qu’il avait pu lui laisser paraître. Marcus s’était toujours fourvoyer en s’imaginant que son histoire avec Callie n’était qu’une aventure … il s’était persuadé qu’elle ne durerait pas, qu’elle finirait par partir ou par se lasser. Il avait érigé entre elle et lui une barrière qu’il ne lui avait jamais vraiment permis de franchir, un mur qui le sauvegardait de toute peine, un fossé grâce auquel il avait cru mettre son honneur hors d’atteinte. Il s’était mentit à lui et n’en prenait conscience que maintenant. Il ne l’aimait pas comme un imbécile, non, il ne l’aimait pas comme un adolescent aime sa première copine, ni comme un idiot éperdu d’amour. Il tenait à elle, profondément, suffisamment pour lui faire confiance. Il l’aimait suffisamment pour la laisser aller au-delà de ses propres peurs, au-delà de ses propres convictions et croyances. Il l’aimait suffisamment pour lui permettre de choisir sa propre mort, loin de lui et de toutes lois. Il l’aimait suffisamment pour accepter de la laisser partir et de terminer son voyage seule, abandonnant son propre désir de l’accompagner jusqu’à la toute fin.

Kane ne pouvait pas se risquer à lui dire quoi que ce soit, car les caméras de surveillance de l’Arche auraient tôt fait de dévoiler sa trahison. Le regard perdu dans celui de Callie, Marcus profita de cette dernière vue, de ce dernier échange qui était accordé. Par la suite, tout se passa très vite, mais malgré tout, ces quelques secondes parurent à Kane comme une éternité. D’un pas rapide, il se décida enfin à rompre la distance qui le séparait de Callie. Ses doigts se refermèrent mollement sur le bras de l’officier, feignant d’arrêter sa course, mais il savait qu’à propre sa taille était accrochée la matraque électrique qui lui avait si peu servi durant sa carrière. Marcus le savait, sa proximité presque soudaine avec Callie la rendait facilement atteignable et à portée de main … elle n’avait qu’un seul geste à faire pour passer, qu’un seul choix à faire, mais Marcus ne pouvait pas le faire à sa place. Il ne la lâcha pas des yeux, et il savait qu’elle comprendrait. De toute sa vie, Kane n’avait jamais fait une chose aussi difficile.

Pour la première fois de toute sa vie, Marcus faisait un choix.


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Dernière édition par Marcus Kane le Ven 23 Déc - 15:14, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: On the Ground there is no Law, all we have to do is survive   Lun 24 Oct - 18:58


Félicitation, tu es validé !

Tu peux désormais commencer à jouer et marquer l’histoire ! Si ton personnage est un personnage inventé, n’oublie pas d’aller référencer la célébrité que tu utilises pour la représenter dans CE SUJET. N’oublie pas non plus de poster le RAPPORT DE MISSION de ton personnage et de le mettre régulièrement à jour afin de permettre aux autres de suivre son évolution sur le jeu. N’hésite pas à créer un sujet dans les DEMANDES DE RPS ET DE LIENS afin de trouver plus facilement quelqu’un avec qui jouer et évoluer. Enfin, si tu souhaites participer aux RPs importants actuellement en cours sur le forum, passe faire un tour dans la partie INSCRIPTION AUX EVENTS … qui sait, peut-être n’est-il pas encore trop tard pour s’inscrire !

Afin d’être informer des nouveautés et des annonces postées sur le forum, pense à jeter régulièrement un œil à la partie ANNONCES & SERVICE RECRUTEMENT. Tu trouveras également tout ce dont tu as besoin pour bien gérer ton personnage dans la section GESTION DES PERSONNAGES.

Bon Jeu sur New Earth, et puissions-nous nous retrouver !
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MessageSujet: Re: On the Ground there is no Law, all we have to do is survive   Dim 30 Oct - 14:52

Do you see that peak over there ? It's Mount Weather. There's a radiation-soaked forest between us and our next meal. They dropped us on the wrong damn mountain (1x01)


On my Way
C’est le grand départ pour les courageux qui ont pris la décision de partir pour le Mt Weather ! Espérant trouver armes, médicaments et nourritures pour les aider à survivre sur cette terre retournée à l’état sauvage, l’avenir du groupe repose sur leurs épaules. Situé dans les montagnes du Blue Ridge, plusieurs kilomètres séparent les jeunes du Mt Weather : un long périple attend donc les délinquants qui, après l’attaque des guêpes tueuses de la veille, ont plus que jamais saisi l’importance de leur mission … mais qui sait ce qui les attend à l’extérieur du camp ! Tout un monde les sépare de leur destination, un monde hostile et inconnu qui, de toute évidence, ne semble pas en joie de les accueillir ...


Précisions contextuelles :

Le départ a lieu le 16 Septembre à 10h du matin, au lendemain de l’attaque des guêpes tueuses (actuellement en cours dans Flying Death)

La nuit a été dure et beaucoup de blessés n’ont pas dormi et/ou ont empêcher les autres de dormir (pour + d’information, voir les précisions concernant les symptômes des piqûres des guêpes)


Règles du RP & Informations :

Vos postes doivent faire au minimum 10 lignes complètes (~170 mots)

Vous avez 1 semaine pour répondre lorsque c’est votre tour. Si vous dépassez ce délai, votre tour sera passé.

Silas est considérée comment étant la « leader » du groupe. Étant donné qu'elle sait lire une carte, c’est elle qui guidera le groupe jusqu’au Mt Weather.

Ordre de postage (à respecter durant tout le RP) :
    - Silas Porter
    - Saul Tsuboy
    - Jennifer Stark

Avec vous se trouve 2 autres personnes (des PNJ, qui sont susceptibles d’être remplacés par des joueurs en cas d’inscription de dernière minute). Vous êtes donc au total 5 à partir pour le Mt Weather. Dans un premier temps, postez simplement votre RP décrivant le départ du campement. Une fois le tour achevé (le tour est achevé lorsque tout le monde a répondu 1 fois), le Maître de Jeu lancera un dé pour déterminer quel type de créature votre groupe va rencontrer. Bonne chance, et puisse le sort vous être favorable !
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MessageSujet: Re: On the Ground there is no Law, all we have to do is survive   Lun 7 Nov - 17:54


Wounded
I DON'T KNOW WHAT YOU'RE EXPECTING OF ME
Every step that I take is another mistake to you
(Numb - Linkin Park)


MUSIC :: DEATH OF THE FIRST BORN

Un jour, un vieil indien expliqua à son petit-fils que tous les hommes ont en eux deux loups qui se livrent bataille. Le premier loup représente la sérénité, l’amour et la gentillesse ; le second loup représente la peur, l’avidité et la haine. "Lequel des deux loups gagne ?" demanda l’enfant, et le grand-père répondit : "Celui que l’on nourrit"
Sagesse Amérindienne

Un léger sourire aux lèvres, Marcus observa la receleuse pendant un bref instant. Elle ne dupait personne avec ses belles paroles, et certainement pas Marcus Kane, qui avait toujours cherché un moyen de la faire couler, en vain.

« — Tu es une plaie sur cette station, Nygel » déclara Kane, non sans une pointe de dégoût qu'il ne dissimula pas « Et même si ce que tu dis est vrai, ce serait ta parole contre celle d'un Conseiller. Qui penses-tu que les gens croiront ? »

Demanda-t-il. Nygel avait toujours su protéger ses arrières, et maintenant, elle dénonçait ses clients ? Non, c'était trop facile … sans compter que cela concernant Abby : c'était doublement trop facile. Kane ne savait pas encore comment, mais Nygel devait y trouver un certain intérêt … les gens comme elle ne fonctionnaient pas autrement. Telle une charognarde, elle jetait Abby en pâture à la justice, et pourquoi ? Espérait-elle sauver sa peau en faisait cela ? Pensait-elle vraiment pouvoir échanger sa place contre celle de la Conseillère ? C'était mal connaître Kane …

Le Conseiller s'apprêtait à partir lorsque Nygel poursuivit. De sous sa table, elle sortit trois ampoules de liquide jaune, que Marcus reconnu aisément comme étant de la morphine. Un léger sourire s'était dessiné sur le visage de la receleuse.

« — Tu sais, tu devrais me remercier » fit remarquer Nygel en lui tendant les ampoules. Marcus les examina un instant, tandis que la femme poursuivait « Sans Abby dans les pattes, tu ne devrais plus avoir de problème pour obtenir ce que tu souhaites » affirma-t-elle.

Marcus hésita un instant, avant de finalement détacher son regard des ampoules de morphines.

« — Je ne vois pas de quoi tu parles » répondit-il simplement, avant de faire mine de s'en aller … mais Nygel ne semblait pas prête à le laisser partir.

« — Tu es presque aussi convainquant que ta mère » affirma-t-elle, sarcastique.

Kane se tourna un moment vers l'assemblée qui se trouvait un peu plus loin, rassemblée autour de Vera et du Dernier Arbre qu'ils chérissaient tant. Sa mère récitait les mots qui, au fil des générations, avaient fini par devenir une sorte de prière, de rituel sur lequel les gens de l'Arche s'étaient accordés. L'espace d'un instant, il se revit enfant, le bol d'eau à la main … cette époque lui paraissait si lointaine qu'elle semblait appartenir à une autre vie.

« — Un gâchis d'eau, si tu veux mon avis … » déclara Nygel, toujours aussi terre à terre.

Mais le jugement de la receleuse importait peu à Marcus.

« — Pas pour eux » lui répondit le Conseiller.

Sans attendre d'avantage, Kane tourna les talons, abandonnant Nygel et ses remarques presque raisonnées. Tout en s'éloignant, il plaça les ampoules de morphine dans sa poche … Marcus ne put s'empêcher de repenser à ce que la receleuse venait de lui apprendre. Qu'est-ce qu'Abby pouvait bien faire d'un régulateur de pression ? Y avait-il un rapport avec la station mécha où elle se rendait de plus en plus souvent ? Bien sûr que oui, comment pouvait-il en être autrement ? Les pas de Kane résonnaient dans les couloirs lorsque, de loin, il entendit quelqu'un l'interpeller.

« — Monsieur » l'apostropha le Commandant Shumway. Kane s'arrêta pour laisser l'officier le rejoindre. Shumway s'approcha hâtivement de lui, le visage grave.

« — Monsieur, nous avons un problème » déclara le Commandant. Il fit une courte pause avant de continuer « C'est à propos de l'officier Cartwig, monsieur. J'ai pensé que vos auriez aimé être averti » affirma l'officier.

Kane resta un instant silencieux. Il fronça les sourcils, craignant le pire. Shumway lui tendit alors l'écran sur lequel défilait les vidéos de surveillance de l'Arche et son cœur se serra.


***

Marcus ouvrit sans ménagement la porte du box qui servait d'habitation à Callie, sans se soucier de qui se trouvait là ni de ce qu'elle pouvait bien faire. Comme il s'y attendait, la jeune femme s'y trouvait, et elle sursauta presque lorsque Kane entra dans ses appartements. Les deux pouvaient bien être encore fâchés, Marcus s'en fichait bien : ce qui se passait était bien plus grave que leur simple querelle de loyauté.

« — Dis-moi que ce n'est pas vrai » déclara simplement Kane en figeant son regard dans celui de Callie.

Dans son regard se mêlait à la fois la colère et la crainte. Callie le regarda un moment, perplexe, avant de finalement comprendre la raison de sa présence. Il y eut sur son visage comme un air de déception, mêlé à un sentiment de trahison qui n'échappa pas à Kane. Lorsque le Conseiller comprit que Shumway ne lui avait pas menti, il referma la porte derrière lui, quittant un instant le regard de Callie.

« — Pourquoi est-ce que tu as fait ça ? » demanda Marcus, dont la voix trahissait l'ambivalence des sentiments qu'il éprouvait désormais. Le visage de Callie, en revanche, était désormais marqué par la colère, comme si la question de Marcus l'avait courroucé. Elle fronça les sourcils :

« — Tu es sérieux ? » lui répondit Callie, subjuguée par sa question. Etait-il narcissique au point d'ignorer l'état dans lequel était le père de celle avec qui il était depuis maintenant des mois ? N'avait-il réellement pas fait le rapprochement entre cela et ce qu'elle avait fait ?

« — Qu'est ce qui t'a pris de faire ça ? » rétorqua simplement Marcus, sans faire attention à sa question. Bien sûr qu'il avait fait le rapprochement : il connaissait très bien l'état du père de Callie, comment aurait-il pu l'ignorer ? Cela faisait des semaines qu'il traînait un virus aussi virulent que tenace. Le traitement qu'il recevait le maintenait en vie mais n'était pas suffisant pour le sauver : il lui en fallait plus, mais le rationnement étant, il avait déjà largement dépassé son quota de médicaments. Il mourrait donc à petit feu, condamné par les lois rigides de l'Arche.

Callie resta un instant silencieuse, avant de finalement répondre :

« — Qu'est-ce que j'étais censée faire ? Le laisser mourir ?! »

« — Oui, justement ! » répondit brusquement Marcus, désespéré. Il se rendit compte de la valeur de ses mots qu'après coup … mais ce n'était pas de la méchanceté, ni de la cruauté, c'était du désespoir « C'était ce qu'on attendait de toi. C'était ce que tu étais censé faire » ajouta-t-il.

« — Désolé de te décevoir, je ne suis pas comme toi » répondit farouchement Callie « Je ne laisse pas mourir mes amis ni ma famille, pas quand je peux faire quelque chose » fit-elle remarquer.

Nerveusement, Kane passa ses mains dans ses cheveux, cherchant en vain une issue qui n'existait pas. Il savait très bien de quoi elle voulait parler et n'arrivait pas à croire qu'elle remettait ça sur le tapis en de telles circonstances.

« — C'est donc à cause de ça ? » demanda Marcus « Vraiment ? Tu veux me punir pour ce que j'ai fait à Abby ? » s'indigna-t-il « Ça n'a absolument rien à voir avec ce que tu as fait ! »

« — Si, au contraire, ça a tout à voir » répondit Callie « Mais ce n'est pas pour toi que j'ai fait ça : j'ai fait ça pour mon père. Tu n'es pas le centre de mes faits et gestes, Marcus »

Kane resta un instant silencieux, ignorant les remarques acérées de Callie, qui ne s'était jamais démonté face à lui. Un silence pesant s'installa bientôt. Seuls les pas que faisait Kane résonnaient dans l'habitacle d'acier.

« — Tu as volé des médicaments » déclara finalement Marcus, comme s'il avait fallu que la chose soit dite. Il se fichait bien de savoir si Abby l'avait aidé dans son entreprise ou non. Tout ce qui lui important désormais était les conséquences « Tu sais ce qui va se passer … » affirma Kane.

Callie eut un instant d'hésitation. Finalement, elle tenta d'apaiser la colère qui l'avait envahi pour se faire plus douce et moins féroce.

« — Tu n'es pas obligé de faire ça » affirma-t-elle sur un ton qui se voulait moins colérique.

Elle ne cherchait pas à manipuler Kane, non, elle essayait simplement de lui faire comprendre qu'un autre moyen existait, était possible, s'offrait à lui. Il n'était pas obligé de suivre les règles en toute circonstance, ni de les appliquer : parfois, lorsqu'il le pouvait, lorsque personne d'autre ne savait, il pouvait être souple, plus magnanime …du moins le croyait-elle.

« — Bien sûr que si que je suis obligé » rétorqua Marcus « Shumway sait » ajouta-t-il à regret.

Le visage de Callie se transforma alors. Jusqu'à présent, elle n'avait pas compris pourquoi Kane s'énervait autant. Elle avait enfreint la loi, oui, mais qui le savait ? Personne, si ce n'était lui. S'il gardait le silence, personne n'en saurait rien … mais ce qu'il venait de lui dire changeait la donne. Ce secret ne leur appartenait plus – ne leur avait jamais appartenu – et elle comprenait désormais ce qui mettait Marcus dans cet état : l'impuissance. Kane ne pouvait concrètement rien faire pour la sortir de là, pas à moins de révolutionner toute sa façon d'être et d'agir. Si l'idée de lui demander de garder un secret lui avait paru envisageable, tuer un homme ne l'était pas … car c'était la seule option concrète qui leur restait : éliminer tous ceux et celles qui savaient … elle ne pouvait pas attendre de lui une telle chose.

S'abandonnant à la colère, Marcus balaya brusquement d'un geste de main tout ce qui se trouvait sur la table, qui avait eu le malheur de se trouver face à lui. Le fracas des objets résonna dans l'habitacle. Kane posa ses mains contre la table, et son regard se perdit un moment dans le vide. Sa colère avait tant d'origine qu'elle lui paraissait infinie.

« — Pourquoi est-ce que tu as fait ça … » répéta-t-il encore une fois, presque pour lui-même.

Marcus ne voulait tout simplement pas la perdre, par pour ça, pas comme ça. C'était tellement stupide, tellement banal … il ne parvenait tout simplement pas à l'accepter. Dans son dos, il l'a senti arriver sur lui.

« — Calme-toi, Marcus » dit-elle en s'approchant doucement.

Elle posa alors une main sur son épaule. Callie Cartwig avait appris à connaître Kane. En vérité, elle le connaissait mieux que personne sur cette station, aussi savait-elle très bien ce qu'il ressentait en ce moment précis : Marcus était en colère non pas parce qu'il se sentait trahit, mais parce qu'il avait peur. Il avait peur, car pour la première fois de sa vie, il se sentait – et était – impuissant face à ce qui l'attendait. De nouveau, il y eut un silence pesant dans la pièce. La colère qui les avait envahis avait laissé place à un vide sans fond, dans lequel ils se perdait tous les deux. Ils étaient comme deux arbres ébranlés par la tempête ; ils étaient comme deux empreintes sur la plage, et la marée montait.

« — Je suis désolé » finit par déclarer Callie.

Callie allait mourir, et pourtant, c'était elle qui s'excusait. C'était tout elle, mais l'ironie de la situation n'échappa pas à Marcus. Il ferma un instant les yeux, prit une inspiration.

« — Non, c'est moi qui suis désolé » répondit-t-il.

Jusqu'alors penché sur la table qu'il avait balayé, Marcus se redressa. Son regard se posa sur Callie et il tenta de s'approcher d'elle … mais elle eut un mouvement de recul, extirpant sa main du contact qu'il tentait d'établir. Elle lui en voulait toujours malgré tout … est-ce qu'elle l'aimait toujours ? Elle n'en savait rien. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'il l'avait déçu et qu'elle n'était pas encore prête à le lui pardonner.

Kane n'insista pas et s'éloigna alors. Callie l'observa, perplexe quant à ce manque d'adversité qu'elle ne lui connaissait pas. Il se dirigea vers la porte et posa sa main sur la poignée, avant d'être finalement interpellé par l'officier.

« — Marcus … qu'est-ce que tu fais … » demanda-t-elle.

Kane sembla hésiter un instant, la main posée sur la poignée métallique. Il manqua de jeter un regard en arrière … avant de finalement abaisser la poignée pour ouvrir la porte. Trois gardes armés s'engouffrèrent alors dans la pièce et se déployèrent de manière à empêcher toute tentative d'évasion. Kane s'écarta pour les laisser passer.

« — Callie Cartwig, vous êtes en état d'arrestation » déclara l'un des garde en s'approchant de l'officier.

Callie ne résista pas. Au lieu de cela, elle planta son regard dans celui de Kane. Marcus la regarda un instant, avant de détourner les yeux. En cet instant précis, il n'aurait su dire ce qui blessait le plus Callie : l'idée de mourir, ou la trahison de Marcus. Les gardes lui passèrent les menottes et la firent sortir de la pièce, abandonnant Kane à ses regrets. Ils ne prirent pas même le temps de refermer la porte, qui resta longtemps entrouverte.


Dernière édition par Marcus Kane le Mar 8 Nov - 22:48, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: On the Ground there is no Law, all we have to do is survive   Lun 7 Nov - 21:31


Wounded
TEXTE TEXTE TEXTE
Sous titre du texte
(Auteur)


MUSIC :: TRISTAN RELIEVES ANYA

Percé jusques au fond du cœur
D'une atteinte imprévue aussi bien que mortelle,
Misérable vengeur d'une juste querelle,
Et malheureux objet d'une injuste rigueur,
Je demeure immobile, et mon âme abattue
Cède au coup qui me tue
P. Corneille
Kane n'avait pas bougé depuis des heures. Il était resté planté là, le regard dans le vide, les mains posées sur la table qui siégeait au milieu du box d'habitation qui, jusqu'à très récemment, appartenait à Callie Cartwig, officier sur l'Arche. Ce qui s'était trouvé sur cette même table se trouvait toujours par terre, gisant, immobiles, sur le sol gris de la station. Sans rien faire pour l'empêcher, il avait laissé les gardes de la station orbitale emmener l'officier loin, très loin, et au fil des heures, Marcus avait fini par prendre conscience de toute l'ampleur de la situation et de ses conséquences : Callie avait enfreint la loi, elle allait donc être exécuté comme tous les autres avant elle, et Marcus ne pouvait rien y faire.

La seule solution qui s'offrait à lui était également la plus immorale : seule l'intervention de Thelonious pouvait la sauver désormais, mais pourquoi l'aurait-il fait ? Marcus avait toujours été dur et droit en toute circonstance, pourquoi celle-ci devait-elle faire exception à la règle ? C'était Callie, bien sûr, mais rien ne la différenciait des autres condamnés à mort qui, avant elle, n'avaient pas échappés à leur destin. Thelonious pouvait la gracier, bien sûr, mais rien ne donnait le droit à Marcus de lui demander une telle chose : comment le pouvait-il, lui qui prônait à tout va l'impartialité ? Il avait fait de l'équité son cheval de bataille, et il savait très bien qu'il ne pouvait pas s'en défaire aussi facilement … c'était bien là toute la tragédie de la situation : Marcus était pris au piège par ses propres principes, auxquels ils ne pouvaient pas échapper sans risquer d'ébranler cet équilibre déjà précaire et affaiblis par les récents évènements. Gracier Callie, c'était ouvrir une porte vers l'insurrection, c'était donner crédit à ceux qui s'opposaient au pouvoir actuellement en place, c'était créer une brèche dans ce système qui, plus que jamais, menaçait de s'effondrer : l'Arche et le Conseil ne pouvaient pas se le permettre et Kane, malgré tous ses défauts, le savait très bien. Demander la grâce de Thelonious était le choix le plus égoïste qu'il pouvait faire : une telle demande mettrait immanquablement le Chancelier dans une situation impossible et peu enviable, mais le plus dur était de savoir que leur leader était suffisamment faible pour accepter.Deux choix concret s'offraient donc à Marcus : sauver Callie et sacrifier l'ordre fragile qui régnait sur l'Arche, ou bien l'inverse … ce choix-là, Kane l'avait fait depuis longtemps. Il avait depuis longtemps fait le choix d'être le type d'homme que l'Arche avait besoin et non celui qu'elle aurait voulu, aussi le choix qui s'offrait à lui était-il déjà tout tracé. Ce qui l'attendait était inévitable, et le destin de Callie inéluctable.

Debout, les mains posées sur la table, Marcus demeurait face à l'unique porte de la pièce, restée entrouverte depuis le départ de l'officier. En vérité, il ne s'était pas imaginé une seule seconde qu'une telle situation l'affecterait autant. Il avait presque du mal à se reconnaître, lui, d'habitude si distant et froid ; lui, que rien n'atteignait jamais.L'heure de la descente du jour arrivait sur l'Arche, et il était là, paralysé par cette sensation qu'il ne se connaissait pas : une impuissance véritable qui, pour la première fois, le touchait au plus profond de lui. Certains disaient qu'on se rendait compte de la valeur des choses une fois qu'on en était privé, et Marcus le constatait aujourd'hui plus que jamais. Toute sa vie durant, il n'avait jamais pris le temps de s'attacher à quelqu'un, pas de la manière dont les autres le faisaient du moins … personne n'avait jamais pris le temps de l'apprivoiser non plus, si bien qu'il n'avait jamais changé pour personne, car il n'avait jamais eu personne pour qui changer. Il avait cru que sa relation avec Callie prendrait le même chemin, aussi ne c'était-il pas impliqué comme il l'aurait dû. Elle avait fait des choses pour lui que personne d'autre n'auraient fait, et qu'avait-il fait en échange ? Il avait condamné à mort sa meilleure amie … il était un peu tard pour s'en rendre compte, et plus encore pour avoir des regrets. Il avait tout fait foiré et ne s'en rendait compte que maintenant.


Quelqu'un poussa soudainement la porte restée entrouverte, et malgré la brusquerie du geste, Marcus ne leva pas tout de suite les yeux. Il savait bien de qui il s'agissait et n'en avait pas attendu moins d'elle, cependant, il ne put s'empêcher de constater que cette visite, bien qu'attendue, attisa une colère qui n'attendait qu'une chose : un bouc émissaire, qui s'offrait désormais à lui comme un heureux présent.

« — Pas maintenant, Abigail » l'avertit Marcus sans lever le regard.

Personne ou presque, sur l'Arche, n'appelait Abby ainsi, et c'était certainement la première fois que Kane l'appelait comme ça aussi, preuve qu'il ne plaisantait pas le moins du monde. Il n'était absolument pas d'humeur à supporter ses reproches et encore moins ses critiques … en fait, Abigail Griffin était bien la dernière personne qu'il souhaitait voir aujourd'hui. Voyant qu'Abby ne bougeait pas d'un poil, Marcus leva finalement les yeux vers elle et planta son regard sombre dans le sien.

« — Je ne plaisante pas » affirma Kane « Dégage d'ici »

Ses mots étaient durs et froids, dénués de toute cette diplomatie dont il était habituellement maître. Marcus n'était pas hypocrite, mais il prenait toujours soin de la manière dont il disait les choses lorsqu'il le pouvait ou lorsque cela était nécessaire … mais aujourd'hui, les choses étaient différentes. En cet instant précis, il était fatigué, fatigué de mettre les formes et d'arrondir les angles. Marcus savait très bien pourquoi Abby était là et connaissait déjà l'issue qui en découlerait, mais il était blessé et se savait d'avance incapable de conserver la décence dont il faisait habituellement preuve en de telles circonstances. Son avertissement était sans équivoque.
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MessageSujet: Re: On the Ground there is no Law, all we have to do is survive   Ven 18 Nov - 19:26



Wounded
IT'S EASIER TO HATE THAN TO REGRET
'cause redemption is a burden and revenge a pleasure



Et comme il s'y attendait, Abby nia toute implication, et plus encore même : elle prétendait même n'être au courant de rien, de ne jamais l'avoir été. Marcus avait beau s'y être préparé, cela n'apaisa en rien son exaspération, bien au contraire. Il était si sûr de ce qu'il prétendait, tellement persuadé … en fait, il y croyait tellement fort que rien, en cet instant précis, n'était en mesure de le détourner de sa certitude. Ce qu'il insinuait, à ses yeux, n'avait rien d'une supposition : c'était la vérité, purement et simplement. Abby lui mentait, il le savait, et il ne pouvait pas le supporter, pas en une telle occasion … non, s'en était simplement trop. Les paroles de la Conseillère mirent le feu au cœur de Kane, qui n'attendait qu'une chose : une étincelle pour exploser. Sa colère éclata, et il ne fut pas en mesure de la contenir.

« — NE ME MENS PAS ! » s'emporta soudainement Marcus.

Sa voix résonna dans l'habitacle. Presque instantanément, il regretta ce haussement de ton. Il regrettait de laisser paraître cette brèche qu'avait causé l'arrestation de Callie, cette fissure dans cette armure de glace qu'il prenait toujours soin de conserver et d'entretenir. Il regrettait de paraître si bouleversé devant celle qui attendait depuis toujours la moindre faiblesse de sa part. Il savait qu'Abby y prendrait un certain plaisir – dû moins se l'imaginait-il ainsi – et Kane ne voulait pas lui donner cette satisfaction … mais c'était déjà trop tard.

Marcus fit volte-face, s'éloigna de quelques pas, tournant l'espace d'un instant le dos à la Conseillère, s'imaginant que la distance l'apaiserait. Il prit une inspiration et tenta, tant bien que mal, de reprendre son calme … Kane ne parvenait pas à accepter la réalité de la situation. Il n'arrivait pas à croire que cela lui arrivait, à lui. Finalement, il fit de nouveau face à Abby.

« — Tu veux vraiment me faire croire qu'elle a trouvé ces médicaments toute seule ? Que sa meilleure amie médecin n'a rien avoir avec cela ? » déclara le Conseiller. Marcus la regarda d'un air entendu « Ne me prend pas pour un idiot … »

En réalité, c'était presque insultant. A ce stade de leur situation, Kane se fichait bien des lois qu'elle avait pu enfreindre et des risques qu'elle encourait à cause de cela … non, il lui en voulait pour autre chose, pour quelque chose de beaucoup moins matériel. Tout le raisonnement de Marcus reposait sur cette certitude.

« — Ne t'inquiète pas pour la loi, je m'en fiche complètement » déclara Kane non sans une pointe de mépris « Tu t'en sors toujours de toute façon, qu'importe ce que tu fais … mais tu pourrais au moins avoir la décence de regretter et surtout, SURTOUT, de ne pas me mettre ça sur le dos »

Dans son esprit s'était déjà développé tout le schème qui, sans cesse, se répétait en de telles circonstances et qui, toujours, menait au dédouanement d'Abby au détriment de Kane : c'était toujours de sa faute et jamais de la sienne*** … mais pas cette fois. Si Marcus acceptait de porter le chapeau pour des choses qui lui importaient peu, il n'acceptait pas de le faire pour ça.  Marcus la devançait, certes – elle ne l'avait pas encore clairement accusé d'être responsable – mais c'était tout comme. Il était blessé autant qu'elle, voir même peut-être plus : dans l'esprit de Kane, Abby avait joué un rôle majeur dans cette tragédie, et il ne pouvait pas le lui pardonner. Les amis ne laissaient pas leurs amis faire les mauvais choix. Ils étaient là pour leur montrer la juste voie, celle qui était dure et complexe, mais qui était véritable. En cela résidait la première erreur d'Abby : elle n'avait pas dissuadé ni empêché Callie de prendre le mauvais chemin. Sa seconde était tout simplement de l'y avoir aidé. Pour Marcus, Abby était donc doublement coupable. Au cours de leur vie, Marcus et Abby n'avaient pas toujours été d'accord – pour ne pas dire jamais – mais ils ne s'étaient jamais autant déchirés que durant ces derniers mois, ceux qui avaient suivi l'exécution de Jake. Toutes leurs discordes, toutes leurs mésententes, avaient une seule et même origine … soit. Kane en comprenait les raisons, bien sûr, mais il était temps qu'Abby passe à autre chose afin de voir, peut-être, les choses en face. Marcus était patient, mais sa patience, elle, avait ses limites.

« — Il faut que tu te réveilles, Abby ! J'ai peut-être signé les papiers qui ont condamné Jake à mort, mais ce n'est pas moi qui l'ai dénoncé au Conseil, et pour Callie, c'est pareil ! Ce n'est pas moi qui lui ai donné ces médicaments, c'est toi, c'est TA faute ! » s'emporta de nouveau Marcus.

Pour Abby, cela n'avait peut-être rien à voir, mais pour Kane, tout était lié à ce simple fait. La Conseillère lui en avait toujours voulu pour Jake et Clarke – ce qui était normal et légitime – et depuis ce jour, elle s'était toujours appliquée à contrer chacune de ses décisions et chacun de ses choix … quitte à mettre l'Arche en danger. Tel était, du moins, le point de vue de Kane, qui jugeait aujourd'hui que la situation avait assez duré. Ils avaient le droit de ne pas être d'accords et d'avoir leurs différents, mais ils passaient trop de temps à se disputer et à se contrer l'un l'autre … du temps, qu'il aurait mieux valu utiliser pour trouver des solutions concrètes. Kane voyait Callie comme un dommage collatéral dans la petite guerre qu'il se faisait et n'avait pas connaissance, bien sûr, de l'innocence réelle d'Abby … mais il était trop occupé à lui en vouloir pour s'en rendre compte ou même pour l'entendre.

« — Tu pourras le nier autant que tu veux pour te protéger, ça ne changera rien au fait que c'est arrivé. Tu es allé trop loin cette fois, Abby … »

Sa voix manqua de se briser. Il aurait été capable de pleurer, là, tout de suite, de lâcher prise, d'abandonner, mais encore une fois, il ne pouvait se résoudre à lui donner pareille satisfaction. Au lieu de cela, il resta de marbre, laissant son visage figé dans une expression de colère … mais ses yeux le trahissaient. Il avait beau tenter de le cacher au plus profond de lui-même, dans son cœur se déchaînait une véritable marée, qui menaçait à chaque instant de l'engloutir et de se déverser. Kane ne pouvait pas laisser cela arriver … il pensait intrinsèquement que sa force résidait dans son détachement, dans cette insensibilité dont il avait toujours fait preuve mais qui, aujourd'hui, était mise à rude épreuve. Vaste ironie, il avait en cet instant précis plus que jamais besoin de Callie, de celle qui savait le lire … mais tout ce qu'il avait était Abigail Griffin, qui le haïssait plus que jamais.

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MessageSujet: Re: On the Ground there is no Law, all we have to do is survive   Sam 19 Nov - 1:16


Titre du rp
Hope is a waking dream,
but sooner or later, we have to wake up

Et quoniam inedia gravi adflictabantur, locum petivere Paleas nomine, vergentem in mare, valido muro firmatum, ubi conduntur nunc usque commeatus distribui militibus omne latus Isauriae defendentibus adsueti. circumstetere igitur hoc munimentum per triduum et trinoctium et cum neque adclivitas ipsa sine discrimine adiri letali, nec cuniculis quicquam geri posset, nec procederet ullum obsidionale commentum, maesti excedunt postrema vi subigente maiora viribus adgressuri.

Sed maximum est in amicitia parem esse inferiori. Saepe enim excellentiae quaedam sunt, qualis erat Scipionis in nostro, ut ita dicam, grege. Numquam se ille Philo, numquam Rupilio, numquam Mummio anteposuit, numquam inferioris ordinis amicis, Q. vero Maximum fratrem, egregium virum omnino, sibi nequaquam parem, quod is anteibat aetate, tamquam superiorem colebat suosque omnes per se posse esse ampliores volebat.

Fuerit toto in consulatu sine provincia, cui fuerit, antequam designatus est, decreta provincia. Sortietur an non? Nam et non sortiri absurdum est, et, quod sortitus sis, non habere. Proficiscetur paludatus? Quo? Quo pervenire ante certam diem non licebit. ianuario, Februario, provinciam non habebit; Kalendis ei denique Martiis nascetur repente provincia.

Quibus occurrere bene pertinax miles explicatis ordinibus parans hastisque feriens scuta qui habitus iram pugnantium concitat et dolorem proximos iam gestu terrebat sed eum in certamen alacriter consurgentem revocavere ductores rati intempestivum anceps subire certamen cum haut longe muri distarent, quorum tutela securitas poterat in solido locari cunctorum.

Batnae municipium in Anthemusia conditum Macedonum manu priscorum ab Euphrate flumine brevi spatio disparatur, refertum mercatoribus opulentis, ubi annua sollemnitate prope Septembris initium mensis ad nundinas magna promiscuae fortunae convenit multitudo ad commercanda quae Indi mittunt et Seres aliaque plurima vehi terra marique consueta.

Sin autem ad adulescentiam perduxissent, dirimi tamen interdum contentione vel uxoriae condicionis vel commodi alicuius, quod idem adipisci uterque non posset. Quod si qui longius in amicitia provecti essent, tamen saepe labefactari, si in honoris contentionem incidissent; pestem enim nullam maiorem esse amicitiis quam in plerisque pecuniae cupiditatem, in optimis quibusque honoris certamen et gloriae; ex quo inimicitias maximas saepe inter amicissimos exstitisse.

Siquis enim militarium vel honoratorum aut nobilis inter suos rumore tenus esset insimulatus fovisse partes hostiles, iniecto onere catenarum in modum beluae trahebatur et inimico urgente vel nullo, quasi sufficiente hoc solo, quod nominatus esset aut delatus aut postulatus, capite vel multatione bonorum aut insulari solitudine damnabatur.

Proinde die funestis interrogationibus praestituto imaginarius iudex equitum resedit magister adhibitis aliis iam quae essent agenda praedoctis, et adsistebant hinc inde notarii, quid quaesitum esset, quidve responsum, cursim ad Caesarem perferentes, cuius imperio truci, stimulis reginae exsertantis aurem subinde per aulaeum, nec diluere obiecta permissi nec defensi periere conplures.

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MessageSujet: Re: On the Ground there is no Law, all we have to do is survive   Mer 7 Déc - 19:57


Si Vis Pacem Para Bellum
Quod Sumus Hoc Eritis - Such as we are, you will be
Post hanc adclinis Libano monti Phoenice, regio plena gratiarum et venustatis, urbibus decorata magnis et pulchris; in quibus amoenitate celebritateque nominum Tyros excellit, Sidon et Berytus isdemque pares Emissa et Damascus saeculis condita priscis. Excogitatum est super his, ut homines quidam ignoti, vilitate ipsa parum cavendi ad colligendos rumores per Antiochiae latera cuncta destinarentur relaturi quae audirent. hi peragranter et dissimulanter honoratorum circulis adsistendo pervaadendoque divites domus egentium habitu quicquid noscere poterant vel audire latenter intromissi per posticas in regiam nuntiabant, id observantes conspiratione concordi, ut fingerent quaedam et cognita duplicarent in peius, laudes vero supprimerent Caesaris, quas invitis conpluribus formido malorum inpendentium exprimebat. Quod opera consulta cogitabatur astute, ut hoc insidiarum genere Galli periret avunculus, ne eum ut praepotens acueret in fiduciam exitiosa coeptantem. verum navata est opera diligens hocque dilato Eusebius praepositus cubiculi missus est Cabillona aurum secum perferens, quo per turbulentos seditionum concitores occultius distributo et tumor consenuit militum et salus est in tuto locata praefecti. deinde cibo abunde perlato castra die praedicto sunt mota.
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MessageSujet: Re: On the Ground there is no Law, all we have to do is survive   Jeu 15 Déc - 16:10


BELLAMY BLAKE
Whatever the hell we want!
En un instant, ce fut la panique totale au Campement des 100. Bellamy mit un moment à comprendre ce qui se passait et plus encore pour saisir l'origine d'un tel chaos. De toutes les choses qu'on avait pu lui raconter sur la Terre, rien ne ressemblait, de près ou du loin, au fléau qui venait de s'abattre sur eux.

Quelque chose avait chuté du haut des arbres, un essaim, et furieux d'avoir été dérangés si brusquement, les insectes qui y avaient élu domicile s'étaient vengés sur les seuls êtres vivants qui leur étaient tombé dessus. Bourdonnant à tout va, les guêpes s'étaient jetées sur les 100 comme la pauvreté sur le monde. Le vrombissement de leurs ailes, couplé des cris des jeunes en panique, formaient un son ahurissant qui devait s'entendre à des kilomètres à la ronde. Pris de court, Bellamy fut parmi les premiers à reprendre ses esprits, conscient du danger que pouvait représenter ces guêpes de malheur. Imitant Clarke, Blake se mit à hurler aux jeunes encore dehors :

— Rentrez ! Rentrez tous, dépêchez-vous !

Des yeux, il chercha désespérément sa soeur, Octavia. Etait-elle déjà dans la Navette ? Etait-elle encore dehors ? Bellamy ne comprit toute l'importance du danger que lorsque ses yeux se posèrent sur un corps recouvert de guêpes qui gisait sans vie sur le sol piétiné du campement. Le jeune homme resta un moment interdit, incapable de détacher son regard de cet amas grouillant. Et si c'était sa soeur ? Posté à l'entrée de la Navette, Bellamy s'apprêta à aller vérifier lorsqu'il sentit une main le retenir. Blake tourna la tête et reconnu Murphy, qui le regardait d'un air ébahit.

— Bellamy, qu'est-ce que tu fais ?
— C'est peut-être Octavia ...
— Non, c'est ce crétin de Seth, il a cru pouvoir s'en sortir avec ces maudits trucs. Ta soeur est déjà à l'intérieur !

Mais au loin, trop loin, Bellamy aperçut une rescapée en prise avec les guêpes. Charlotte. Il les voyait tournoyer dangereusement autour d'elle comme des vautours affamés et face à sa détresse Bellamy n'hésita pas un seul instant : il s'élança à sa rencontre pour l'aider dans son calvaire. Se couvrant le visage de son bras pour éviter le plus possible les guêpes meurtrières, Bellamy la rejoignit et l'attrapa par le bras. Sans ménagement, il la tracta jusqu'à l'intérieur de la Navette. Dans son élan, il manqua de se rétamer, mais cela lui importait peu : Charlotte était saine et sauve, c'était la seule chose qui comptait. A peine fut-il rentré que Bellamy hurla de nouveau :

— Fermez la porte ! Vite !

Certaines guêpes étaient parvenues à entrer, mais elles furent vite éradiquées à coups de pied et d'objets qui tombèrent sous la main des jeunes. Lorsque le calme retomba enfin et que Bellamy eut repris un semblant de souffle, le jeune homme leva les yeux vers Clarke.

— Putain, c'était quoi ça ?

Lui demanda-t-il. Déjà dans la Navette s'élevaient des cris et des plaintes digne d'un champ de bataille. Bellamy participa du mieux qu'il le put au rétablissement de l'ordre dans la Navette, mais son esprit divaguait déjà. Il pensa à l'Arche et à ce qu'il avait fait pour venir jusqu'ici. Cette attaque, aussi malheureuse était-elle, était inespérée : l'Arche allait penser que quelque chose n'allait pas sur Terre. Le manque de communication allait leur faire imaginer tous les scénarios possibles et Bellamy se félicita de cet épisode inopiné. Tandis qu'il entendait les jeunes blessés hurler à plein poumons, il s'imagina les théories que l'Arche devait établir. A partir de combien de morts le Conseil considérait-il la mission des jeunes comme étant un échec ? Bellamy ne souhaitait la mort d'aucun jeune, mais il ne voulait pas non plus voir venir les gens de l'Arche. Comment pouvait-il faire ? Son regard se posa un instant sur les poignets des jeunes : c'était là la seule chose qui les reliait encore à l'Arche ... Bellamy sut alors ce qu'ils devaient faire pour se libérer de l'Arche et de leur terrible justice. Il devait persuader les jeunes de retirer leurs bracelets pour rompre enfin et définitivement tout ce qui les reliait à cette maudite station.
Incarné par Kane
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MessageSujet: Re: On the Ground there is no Law, all we have to do is survive   Ven 16 Déc - 19:36


You're not alone, bitches !
MUSIC :: AMBUSH

Prévoyants, les jeunes partis pour le Mt Weather décidèrent de s’arrêter avant que la nuit ne tombe. Profitant des dernières lueurs du jour, ils dressèrent leur campement au cœur de la forêt et, usant des savoirs transmis par l’Arche, allumèrent non sans peine un feu qui brûla jusque tard dans la nuit. Le crépitement du bois les berça et, non conscient du danger qui les entourait, beaucoup s’endormirent sans crainte, confiant leur survie à ceux qui avaient été désignés pour veiller sur leur sécurité ainsi que sur le feu.

Ils ne s’éveillèrent qu’au petit matin, lorsque la lumière du nouveau jour pointa faiblement ses rayons. Le Mont Weather était encore loin et bien que le temps pressait, les jeunes savaient que la hâte ne leur serait d’aucune aide au cœur de cette forêt où tout se ressemblait. Prendre son temps c’était en gagner, et ils illustrèrent à merveille cet adage … voir peut-être un peu trop.

Guidés par la seule aiguille de leur boussole, le groupe suivit sans faillir la direction du nord-ouest, qui était censé les mener tout droit vers le massif montagneux qui abritait le Mont Weather, cette base militaire construite par les américains bien longtemps avant la catastrophe nucléaire. Ce qu'ils comptaient y trouver était encore vague mais les jeunes avaient bon espoir d'y parvenir avant la nuit. Au fil des détours que le relief les obligeait à faire, les jeunes finirent par tomber sur un court d'eau non répertorié sur leur carte. Ils crurent d'abord s'être perdus - le seul fleuve répertorié sur la carte était le Potomac, qui se trouvait bien plus au nord de leur destination - mais sûrs de leur trajectoire - comment avaient-ils pu autant dévier alors qu'ils avaient si fidèlement suivi la boussole ? - ils finirent par concevoir le fait qu'avait le temps, de nouvelles choses avaient fini par apparaître. Après tout, 100 ans s'étaient écoulés : rien n'était immuable, et certainement pas le paysage. Ce cours d'eau inespéré attisa en eux la volonté de faire une pause ... après tout, cela faisait deux heures qu'ils marchaient, ils avaient bien le droit de s'arrêter un instant !

Ce fut-là leur première erreur.

Méfiez-vous de l'eau qui dort ! disaient les anciens ... et ils n'avaient pas tort. C'était la première fois depuis presque 100 ans que les gens de l'espace voyaient autant d'eau et les jeunes ne purent résister à l'idée de s'y jeter à corps perdus. Ils découvrirent, immerger dans l'eau limpide et fraiche, une sensation nouvelle qu'ils étaient les premiers à ressentir. La Terre avait décidément bien des merveilles à leur faire découvrir ! Mais quelle ne fut pas leur surprise lorsque, au loin au milieu de la rivière, apparut une masse grandissante qui fondait sur eux ! D'abord perplexes quant à l'idée de ce qui pouvait bien leur arriver, la panique les gagna rapidement lorsque la chose s'approcha de plus en plus vite d'eux. Les blagues qu'ils avaient lancées quelques secondes plus tôt s'envolèrent bien vite, et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, les jeunes cherchèrent à rejoindre la sécurité des berges. Ils se crurent en sécurité lorsque leurs pieds touchèrent la rive salvatrice, mais c'était sans compter sur l'audace de la bête qui, en un éclair, émergea de l'eau pour fondre sur l'un des jeunes qui avait eu le malheur de laisser traîner une jambe. D'abord surpris, ils découvrirent alors ce à quoi ils avaient à faire ... une chose était sûre : rien, sur l'Arche, ne les avait préparés à cela. La bête ressemblait à une immense anguille au corps visqueux et lisse ; de couleur grise, elle se fondait parfaitement avec les galets qui composaient la rive. Longue de deux bons mètres – si ce n’était pas plus – ses yeux noirs fixaient avec avidité la prise qu’elle venait de prendre … et qu’elle n’était, semblait-il, pas prête de relâcher. L’anguille géante avait refermé sur la jambe de sa cible sa gueule hérissée de dents et, toujours en partie dans l’eau, tentait d’emporter sa proie dans les tréfonds de la rivière. Mais les jeunes n’étaient pas prêts à abandonner leur ami à un sort si peu enviable. La surprise passée, ils s’emparèrent des bras de la malheureuse victime et tirèrent de toute leur force vers la terre ferme. Combinant leurs efforts, le groupe parvint à hisser la victime jusque sur la rive … mais la bête n’était pas disposée à lâcher prise, et elle fut elle aussi tirée hors de l’eau. Paniquée à l’idée de ne plus jamais revoir sa jambe, la victime s’écria en s’adressant aux autres :

— Frappez-le bande de débiles ! Frappez-le !

L'un des jeunes attrapa alors un rocher qu'il trouva non loin et, s'armant de courage, frappa la tête de la bête aussi fort qu'il le put. Au premier coup, l'anguille géante ne lâcha rien, et l'attaquant du s'y reprendre à plusieurs fois avant d'apercevoir, enfin, des premiers signes de reddition. Presque soudainement, la bête relâcha son étreinte, mais dans un sursaut de rage elle tenta d'attraper le bras de celui qui l'avait frappé. Malheureusement pour elle, les nerfs des jeunes étaient à vif et l'assaillant se recula, évitant de justesse l'offensive du serpent géant. A moitié sonnée et trop loin de l'eau pour retrouver le couvert de la rivière, la hideuse anguille se débâtit, cherchant un moyen de se sauver, tandis que les jeunes s'éloignaient en toute hâte, trainant l'estropié comme un vulgaire sac à patate. Hors d'atteinte, les jeunes soufflèrent un moment.

Leur seconde erreur fut de croire qu'ils étaient tirés d'affaire.

Sans leur laisser le moindre répit, une lance jaillit soudainement des fourrés, s'élevant dans le ciel et filant à toute allure. Dans un vrombissement sourd, le javelot manqua de peu les jeunes et partit se planter dans le corps de l'anguille géante. La bête tressauta avant de finalement mourir, empalée à même le sol. Les jeunes se figèrent un instant et se crurent sauver, mais ils se méprenaient. Comme si cette satanée bête ne leur avait pas suffi, une volée de flèches les prit bientôt par surprise et fila dans leur direction, telle une nuée d'oiseaux. Les jeunes s'écartèrent brusquement mais tous n'évitèrent pas les flèches : l'un des délinquants encore intacts fut touché à l'épaule et son hurlement se fit entendre jusqu'à l'autre bout de la forêt. Paralysés à la fois par la peur et l'ébahissement, les jeunes mirent du temps à réagir et ne sortirent de leur torpeur que lorsqu'ils virent apparaître à l'orée de la forêt un groupe d'individus qui leur parurent plus terrifiants que jamais. Des cris s'élevèrent alors et, de nouveau, une nuée de flèches filèrent dans leur direction. Entre eux et le Mont Weather se tenait cette bande de sauvages qui les attaquaient sans raison et cette seconde offensive eurent raison de leur motivation. Non, s'en était trop, cette mission était vraiment trop pourrie ! Sans véritablement avoir d'autre choix et sans demander leur reste, les jeunes firent demi-tour et prirent leurs jambes à leur cou, tentant de mettre le plus de distance entre eux et cette maudite rivière aux mille dangers, direction le bercail et la sécurité du camp. Au diable les vivres et les médicaments, le Mont Weather pouvait bien attendre ! Des choses plus graves étaient à l'oeuvre : les 100 n'étaient pas seuls sur Terre, et rien ne les terrifiait davantage que de ne pas savoir à quoi ils avaient à faire ... ou plutôt à qui.
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MessageSujet: Re: On the Ground there is no Law, all we have to do is survive   Lun 19 Déc - 18:40


“The Ark is dying. Time is running out”
(1x05)
Bien avant l’aube déjà, les choses avaient mal commencé. Le niveau d’oxygène avait brusquement chuté durant la nuit, manquant de peu d’asphyxier l’Arche dans sa totalité. L’alerte avait été donnée à temps et l’air avait été redistribué de manière à privilégier les stations les plus habitées et surtout les plus importantes, mais cela n’avait en rien régler le problème qui se posait … bien au contraire. Plus que jamais, l’oxygène leur faisait défaut et il était temps de mettre à exécution ce que beaucoup rechignaient à faire mais qui, pourtant, était aujourd’hui plus que nécessaire. Le Conseil s’était réuni en urgence pour prendre les mesures nécessaires et acter l’ignoble projet si ardument défendu par Kane : l’Epuration, qui visait à asphyxier dans le plus grand secret 320 personnes parmi les gens de l’Arche. Face à l’urgence de la situation et à ses conséquences plus que concrètes, les Conseillers de l’Arche avaient été unanimes : dans 12 heures, toute l’oxygène de la Section 17 serait extirpé et, plongés dans un sommeil artificiel, 320 personnes seraient sacrifiées pour le bien commun.

La conscience alourdie par le fardeau d’une telle décision, les membres du Conseil avaient quitté la Salle du Conseil sans imaginer une seule seconde que leur journée était loin d’être terminée. Vingt minutes ne s’étaient pas écoulées que, déjà, la panique s’emparait des gens de l’Arche … ou du moins de certain. Partout sur les écrans de la station orbitale apparu la même vidéo, celle d’un homme mort depuis longtemps mais qui, pourtant, s’apprêtait à prouver au Conseil combien ils s’étaient trompés et continuaient de se tromper. Attirant l’attention de tous les habitants de l’Arche, les écrans s’allumèrent et une voix se fit entendre jusqu’au tréfonds de la station orbitale.

« A vous, peuple de l’Arche, je me présente : Jake Griffin, ingénieur spécialisé dans la maintenance en milieu pressurisé et officier en gestion de ressource, et j’ai une annonce à vous faire à propos de notre avenir »

Même après sa mort, Jake Griffin continuait de marquer les esprits. Tandis que la sécurité de l’Arche s’affairait à trouver une solution avant qu’il ne soit trop tard, la vidéo continuait de passer partout sur les 12 stations, informant les citoyens de cette vérité cachée depuis trop longtemps.


ORDRE DE POSTAGE :

1er tour :
Abigail Griffin
Marcus Kane
Raven Reyes
Callie Cartwig

2eme tour :
Marcus Kane
Callie Cartwig
Raven Reyes
(Abigail Griffin)


Dernière édition par Marcus Kane le Mar 20 Déc - 16:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: On the Ground there is no Law, all we have to do is survive   Lun 19 Déc - 23:05


Ceasefire
We only make peace with our enemies
(George R.R. Martin)

De toute sa vie, Marcus Kane n’avait jamais vécu de jour plus long que celui-ci. Des journées chargées, il en avait connu, comme tout le monde sur l’Arche, mais celle-ci allait certainement rester à jamais gravée dans sa mémoire. Kane ignorait encore que le pire restait à venir, mais pour l’heure, il ne s’imaginait pas une seule seconde vivre pire journée que celle qu’il venait de vivre … et qui, d’ailleurs, était loin d’être terminée.

Interminable, c'était le mot. Cette journée était interminable.

La nuit de Kane avait d'abord été agitée, pour ne pas dire inexistante : l'idée de savoir que l'exécution de Callie aurait lieu à l'aube ne lui avait pas laissé un seul instant de répit et lui avait retiré toute envie de dormir, laissant ainsi à ses pensées tout l'occasion de le supplicier. Kane n'avait trouvé le sommeil que très tard dans la nuit lorsque, harassé, sa conscience avait fini par capituler ... mais il avait finalement été réveillé quelques heures plus tard par un garde qui l'avait averti d'une réunion d'urgente en Salle du Conseil : le niveau d'oxygène, sur l'Arche, avait brusquement chuté, et face à cette réalité, le Conseil n'avait eu d'autre choix que de mettre à exécution le plan de Kane. S'en était suivi le terrible tumulte provoqué par Abby - qui avait dévoilé à l'Arche toute la vérité - puis l'évasion de Callie et Reyes, presque passé inaperçue au vu de ce qui s'était passé ensuite. Marcus, lui, n'était pas passé à côté - littéralement parlant - mais comme beaucoup de monde, il avait été obligé d'en faire rapidement le deuil et de continuer car la journée, elle, ne l'avait pas attendu. Il avait passé le reste de la journée à lister personnellement les 320 volontaire pour la Section 17, qui avaient fait le choix de sacrifier leurs vies pour sauver celle des autres. Cette mobilisation n'avait pas manqué de laisser Kane pantois : l'éternel pessimiste qu'il était avait trouvé là un contre-argument de choc qui avait déjoué toutes les prévisions. Kane n'avait pas manqué d'accepter sa défaite ainsi que son erreur de jugement, et s'il n'avait pas encore eu le temps de faire amende honorable, il n'avait pas manqué de s'affairer à la tâche qui était la sienne. Mais la journée de Kane ne s'était pas arrêtée là.

Un peu avant que l'heure fatidique n'arrive, le pragmatisme de Marcus avait eu raison de l'entêtement de Jaha et Kane était finalement parvenu à lui faire entendre raison, le faisant ainsi renoncer à cette idée louable mais pas moins stupide de rejoindre les volontaires dans la Section 17. Si Kane se félicitait d'y être parvenu, il ne s'en vanta pas : il avait encore bien des choses à faire avant que le jour ne touche à sa fin, des choses ô combien plus importante ... comme s'excuser auprès d'Abigail Griffin par exemple. En réalité - et comme il s'y était attendu - Kane regrettait ce qu'il lui avait fait. Il regrettait d'avoir tenté de la contrôler et cela n'avait rien à voir avec ce qui s'était passé avec Callie et Raven. Il regrettait d'avoir céder ainsi à ses pulsions et plus encore de les avoir laissé dicter ses actions en dehors de toute raison. Il regrettait aussi un peu cette brutalité insoupçonnée dont il avait fait preuve quelques heures plus tôt, mais pour ce point, Kane s'en voulait déjà moins, la légitimité de sa colère étant largement incontestable.


Sans repousser davantage l’échéance, Kane se dirigea vers la Section 17 où commençaient à se rassembler, déjà, les premiers volontaires qui comptaient désormais leurs heures. La porte automatique s’ouvrit à son arrivée et lui laissa tout d’abord découvrir Jaha, qui remerciait personnellement chacun des hommes et chacune des femmes qui avaient fait le choix de donner leur vie pour le bien de tous. Un conteneur qui rassemblait les chaussures des futurs sacrifiés témoignait déjà du nombre de personnes qui se trouvaient déjà à l’intérieur. Sans attendre, Kane rejoignit Abby qui, sans surprise, se trouvait là elle aussi. Elle regardait fixement les gens entrer. Pendant un instant, Marcus se revit devant la Salle de Contrôle, frappant comme un forcené sur la porte blindée … il lui semblait qu’une éternité le séparait de ce moment.



Dernière édition par Marcus Kane le Mer 21 Déc - 23:48, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: On the Ground there is no Law, all we have to do is survive   Mer 21 Déc - 18:56


The long way to come
I never stayed because you never asked me to do it

MUSIC :: ALL I WANT

Nous ne sommes pas ennemis, mais amis. Ne cédons pas à la discorde. Nos passions éprouveront sans ne jamais briser les liens qui nous unissent.
Abraham Lincoln
Texte texte texte

« — Paroles »

Texte

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MessageSujet: Re: On the Ground there is no Law, all we have to do is survive   Sam 11 Fév - 19:53


A new life ahead
It’s not the end, sweetie: it's a new beginning. I know you’re afraid ‘cause life is scary, but it can also be beautiful … if given the chance
Marcus avait mis longtemps avait d’assimiler la terrible révélation d’Aurora Blake ; une révélation qu’il trouvait terrible car elle lui était tombé dessus sans crier garde. Il ignorait encore ce qui le gênait le plus dans cette histoire : le fait d’avoir une fille, ou ne pas l’avoir su pendant près de 16 ans. Le roc qu’il était avait eu du mal à se faire à l’idée et dans son cœur s’était mêlées colère et trahison ; colère car Aurora l’avait mis sur le fait accompli, trahison parce qu’elle le lui avait caché pendant tout ce temps. Ces révélations faites, Kane avait très vite fait le tour de la question et de toutes les possibilités, et il était rapidement arrivée à la conclusion que le cas des Blake n’était pas son problème. Aurora les avait mis dans une situation impossible, une situation que Kane n’avait jamais souhaité ni demandé et pour laquelle il n’avait pas eu son mot à dire … Marcus n’était pas homme à fuir ses responsabilité, mais Aurora avait fait ses choix seule et devait donc les assumer seule. Elle avait fait le choix de lui cacher sa fille pendant 16 ans et de l’élever seule, sans ne jamais le concerter ni même lui donner le moindre indice : Marcus n’avait pas la moindre part de responsabilité dans cette tragédie qui s’abattait désormais sur les Blake.

En réalité, Kane ne comprenait même pas le geste d’Aurora. Si Marcus imaginait aisément les différentes raisons qui l’avait poussé à cacher sa fille et à taire son existence – même à son géniteur – il n’arrivait pas à comprendre pourquoi la jeune femme s’était mise dans une situation pareille et, pire encore, ce qu’elle avait bien pu espérer en agissant ainsi. Un jour ou l’autre, sa fille aurait fini par être découverte et son secret dévoilé … non, malgré tous ses efforts, Marcus ne parvenait pas à donner un sens à l’équation.

Malgré son ressentiment quelque peu personnel à l’égard d’Aurora, Marcus n’avait pas l’intention d’en tenir rigueur à ses enfants, et encore moins à sa fille. Sur cette mer déchaînée, Bellamy, Octavia et Kane étaient dans le même navire, un navire sans commande qui tanguait au rythme de la tempête. Marcus ne pouvait pas leur reprocher d’avoir soutenu et aider leur mère – même à Bellamy, l’aîné de la fratrie qui suivait pourtant une formation de garde – Ils avaient enfreint la loi, certes, mais quel enfant choisirait la loi au profit de sa mère ? Aucun. Même l’implacable Kane le savait.


Cela faisait presque douze heures que la fille du plancher avait été découverte. La nuit avait été terriblement longue et si Marcus s’était accordé quelques heures de sommeil, ces dernières n’avaient pas été réparatrices. La fille avait été découverte dans la soirée, puis enfermée dans une des cellules de la Station Prison et personne n’était retourné la voir jusqu’au lendemain. Au petit matin était venu une des équipes médicales de l’Arche, qui avait ouvert pour elle un dossier médical, commun à tous les habitants des 12 Stations et avait fait quelques examens et, cela fait, elle s’était de nouveau retrouvée seule dans cette boite métallique qui devait ô combien lui paraître plus spacieuse que le plancher dans lequel elle avait grandi … cependant, une cage restait une cage, aussi grande était-elle.

Il était presque 10h lorsque Marcus entra dans la cellule dans laquelle avait été enfermée Octavia Blake. Comme il le faisait à chaque fois en de telle situation, il apporta avec lui deux chaises qu’il déposa au milieu de la pièce. Bientôt, les gardes disparurent derrière la porte, qui se referma dans un claquement magnétique que Marcus ne connaissait que trop bien.

« — Bonjour, Octavia » engagea Kane en disposant les chaises qu’il avait apporté … mais il ne put s’empêcher de jeter un furtif regard en direction de la jeune fille, le tout premier depuis qu’il était arrivé. La première chose qu’il remarqua était qu’elle avait les traits de sa mère et lui ressemblait à s’y méprendre.

Restant un moment debout, Marcus déposa sur sa chaise la tablette numérique qu’il avait apporté. Il quitta un instant sa place pour venir déposer sur la couche de la jeune fille une capsule d’eau et une ration de nourriture, conscient que personne ne lui avait rien donné depuis la veille au soir : cette histoire les avait un peu pris de court et avait chamboulé l’organisation de la section, qui n’avait pas su prévoir suffisamment de rations pour tout le monde. Reprenant sa place derrière sa chaise, Marcus invita la jeune fille à s’assoir, avant de poser ses mains sur le dossier du siège, préférant lui-même rester pour l’instant debout.

« — Est-ce que tu sais qui je suis et pourquoi tu es là ? » lui demanda simplement Kane.

Il fallait bien commencer quelque part et Marcus ne voulait pas la braquer. Elle devait avoir peur et la situation était suffisamment effrayante comme ça … après tout, sa vie venait d’être irrémédiablement chamboulée. Certainement pour la première fois de toute sa vie, elle se retrouvait toute seule face à l’inconnu et à ce danger dont on avait dû tant lui parler. Malgré tout ce qu’elle pouvait s’imaginer et ce qu’il s’apprêtait à faire, Kane n’était pas son ennemi.


Dernière édition par Marcus Kane le Ven 17 Fév - 14:12, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: On the Ground there is no Law, all we have to do is survive   Dim 12 Fév - 17:01


Choice of mine
We cannot tell what may happen to us in the strange medley of life. But we can decide what happens in us - how we can take it, what we do with it - and that is what really counts in the end
Deux jours s’étaient écoulés depuis que l’Arche avait appris que les 100 étaient en vie, quatre depuis l’Epuration, quinze depuis le départ des jeunes. Ces quinze derniers jours avaient été les plus longs de toute l’histoire et il semblait à Marcus qu’une éternité les séparait du jour où ils avaient envoyé les 100 sur Terre dans l’espoir de trouver une issue au destin fatal qui les attendait. Tellement de choses s’étaient produites en si peu de temps que Marcus avait l’impression d’avoir eut deux vies : celle d’avant, et celle d’aujourd’hui.

Ces deux derniers jours avaient exclusivement été consacrés au projet Exodus, qui était devenu la priorité sur l’Arche. Déterminer qui viendrait ou non n’avait pas été une mince affaire et plus d’une fois, le Conseil avait eu du mal à départager certains profils. Qui envoyer ? Combien d’armes ? Combien de munitions ? Quelle quantité de vivre ? Autant de questions qui restaient encore en suspens et que le Conseil devait encore régler. L’acharnement qu’ils mettaient pour mener à bien ce projet les épuisait, mais ils savaient combien le temps leur était compté : en bas, les jeunes risquaient chaque minute leur vie, des vies que l’Arche ne pouvait se résoudre à perdre.

Ils avaient mis deux jours à se mettre d'accord pour savoir qui devait partir ou non et c‘était déjà trop. La disparition de Shumway avait laissé un vide que Kane avait eu du mal à combler. Les officiers de la garde commençaient à se faire rares désormais, et non content de ne plus avoir beaucoup d'hommes de valeur, Marcus devait faire avec l'idée que l'homme qu'il désignerait allait devoir se débrouiller seul … car si Kane avait jusqu'à présent gardé ça pour lui, sa volonté de ne pas faire partie du premier voyage n'avait pas faiblis. Quand bien même l'identité de leur ennemi avait – semblait-il – été découverte, Marcus ne s'imaginait pas une seule seconde que l'Arche et le Conseil s'en sortiraient aussi facilement. Il ne pouvait pas y avoir qu'un seul homme, le profil de Sumway ne correspondait pas et Marcus le savait : il aurait eu tort de ne pas le prendre en compte.


Lorsque la réunion du Conseil se termina enfin, Marcus et Thelonious furent les deux seuls à rester dans la Salle du Conseil, attendant l'arrivée d'Abigail, qui avait été convoquée dès la séance terminée. Lorsqu'elle entra enfin dans la pièce presque vide, Marcus lui jeta un regard qui se voulait discret, tandis que Jaha se leva à son arrivée.

« — Abby, assieds-toi » l’accueillit Thelonious en lui désignant l’une des 5 places restées libres. Sans attendre, le Chancelier entra dans le vif du sujet « Je pense que tu n’es pas sans savoir que nous avons activé le projet Exodus et que nous comptons envoyer une première navette incessamment sous peu » Ce n’était un mystère pour personne et l’information avait vite fait le tour de l’Arche « Nous nous sommes mis d’accord, avec Marcus et le reste du Conseil, sur l’idée que nous devions envoyer en priorité des renforts aux jeunes. Nous leur enverrons donc des vivres, des médicaments, des médecins et des soldats » expliqua Jaha, qui tout en parlant, avait regagné sa place.

Il fit une courte pause, laissant à Abby le temps d’assimiler l’information. Thelonious n’oubliait pas qu’elle ne faisait plus partie du Conseil et que certaines informations lui étaient encore – normalement – inconnues. Jaha laissa donc passer quelques secondes, avant de continuer.

« — Je veux que tu fasses partie de la première expédition » déclara-t-il simplement.

Les coudes posés sur la table, le menton appuyé contre ses mains jointes, Marcus restait silencieux, observant la scène avec un intérêt particulier. Il savait qu'Abby savait déjà tout ça – Marcus le lui avait déjà dit, Jaha ne faisait que le lui confirmer – mais il savait aussi que Thelonious, lui, ne le savait pas. Kane s'était bien gardé de partager avec lui la nouvelle entente qu'il avait avec Abigail, non pas par excentricité ni par besoin d'exclusivité, non, mais bien par prudence. Sa confiance en Thelonious s'effritait à mesure que le temps passait : les choix que le Chancelier faisait n'étaient pas forcément à son goût, l'affaire Diana en était un exemple concret.

« — Jackson restera ici. Nous devons garder quelques médecins sur l'Arche ainsi que quelques gardes, au cas où. Le reste partira avec vous sur Terre » Pour la première fois, Jaha englobait Marcus dans ses propos « La navette pourra contenir une centaine de personnes et devrait être prête d'ici quelques jours » expliqua-t-il « Vous rejoindrez l'officier Cartwig et les jeunes, et vous leur porterez secours, mais il ne s'agit pas d'une opération militaire à proprement parler » l'avertit Thelonious « Lorsque vous serez là-bas, essayez de tâter le terrain. Essayez de parlementer avec ces Natifs, mais s'ils refusent d'obtempérer … mettez un terme au problème »

Les dernières paroles de Thelonious tombèrent comme une sentence … ce qui était, dans un sens, effectivement le cas. Il ne put s'empêcher de jeter un regard en direction de Marcus, qui s'agita un instant sur sa chaise. Ce sujet semblait avoir fait débat au sein du Conseil et, de toute évidence, Kane ne semblait toujours pas d'accord avec ce qui avait été décidé. Malgré tout, Jaha continua.

« — Toi et Marcus vous serez … » reprit-il, mais presque soudainement, il fut coupé par Kane.

« — Oui, à ce sujet … » déclara Marcus « … je n’ai pas l’intention de poser les pieds sur Terre avant d’avoir trouvé un moyen d’y envoyer tout le monde » affirma le Conseiller « Je ne prendrai pas la place d’une personne qui a quelqu’un en bas, ne prenez donc pas comme acquis le fait que je dirigerai les opérations. D’autres sont aussi compétents que moi pour cela, donc vous ferez tout ça mais sans moi »

Jusqu’alors exclusivement tourné vers Abby, Thelonious se retourna vers Marcus, l’air presque ébahit, et il y eut alors dans la salle un silence de plomb. Marcus le savait, c’était le calme avant la tempête ... tandis que Thelonious accusait la nouvelle, Kane sentait déjà sur lui le regard ardent d’Abigail Griffin. Marcus savait ce qui l’attendait, mais il s'y était préparé depuis un moment déjà.

Précédemment sur The 100 New Earth ...:
 


Dernière édition par Marcus Kane le Mar 21 Mar - 23:18, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: On the Ground there is no Law, all we have to do is survive   Ven 17 Fév - 14:05


Split Day
Don't be sorry, sweetie. Apology is for children and the Ark needs men, men like you. Don't give up, Marcus ... it's about courage, and courage is about perseverance

MUSIC :: WHAT MIGHT HAVE BEEN
Aussi violente qu’inattendue, l’explosion balaya tout sur son passage sans aucune distinction. Membres du Conseil, Travailleurs, enfants, adultes, toute la population de l’Arche, rassemblée en un lieu, fut projeté par cette déflagration sans précédent. Pendant un long moment, les survivants furent plongés dans une torpeur presque léthargique, les sens engourdis par la fulgurance de l’explosion et toute l’étendue de ses conséquences. Au bout de quelques minutes, le nuage de fumée qui les avait envahis finit par se dissiper, laissant apparaître toute l’horreur du spectacle qui se déroulait désormais sous leurs yeux. De toute part s’éleva bientôt des gémissements, des pleurs et des cris et en cet instant précis Marcus aurait donné n’importe quoi pour se réveiller en sursaut en plein milieu de la nuit.

Malheureusement, la situation était bien réelle, mortellement réelle.

Hagard, Marcus se releva en titubant, encore sonné par la violence des évènements. Il mit du temps à comprendre ce qui s’était passé, et plus encore à faire le clair dans son esprit. Dans le tumulte de la scène, Kane chercha des yeux un visage familier … Thelonious, Abby, n’importe qui lui permettant de rassurer son esprit troublé. Faire partie des survivants ne l’intéressait pas s’il était seul. Son regard parcourut la salle désolée, et bientôt, ses yeux se posèrent sur une silhouette restée à terre, une silhouette qu’il ne connaissait que trop bien. Cherchant un point d’appui, Kane tenta de se redresser … il tentait de se persuader d’avoir mal vu, et si son esprit peinait à admettre le spectacle qui se tenait devant lui, son cœur, lui avait déjà compris.

C’était sa mère.

Abandonnant toute prestance et toute fierté, Marcus se précipita à ses côtés. Il tomba à genou devant elle, délaissant le rôle qui était le sien pour redevenir, l’espace d’un instant, le fils qui n’avait jamais eu que sa mère comme famille. Fébrilement, ses mains se posèrent sur son corps parsemé d’écorchures et de sang … si l’homme qu’il était devenu avait fini par s’éloigner de celle qui l’avait toujours soutenu et défendu, le petit garçon qu’il avait été n’avait jamais oublié la place qu’avait toujours tenue sa mère dans son cœur. Le temps et le quotidien de la vie les avaient éloigné l’un de l’autre – de cela, Marcus était le principal responsable – mais l’un comme l’autre n’avaient jamais oublié les liens qui les unissaient : elle était sa mère et il était son fils, et rien n’était en mesure de changer cela. Du bout des doigts, Kane effleura son visage abîmé. Dans son flanc s’était figé un débris de verre large comme sa main et à tâtons, Marcus chercha un moyen de l’en libérer … mais il n’était pas médecin et n’était pas sans savoir qu’en de rares occasions il valait mieux laisser les choses à leur place, au risque de provoquer des dégâts irréversibles. Kane avait appris cela durant sa formation, et même s’il n’avait jamais eu l’occasion de mettre ses connaissances en pratique, il ne les avait pour autant pas oublier.

Le cœur encore emplis d’espoir, Marcus leva les yeux en direction des survivants.

« — Abby ! » appela-t-il sans savoir où elle était. Et comme personne ne lui répondait, Kane persévéra « Où est Abby ? Appelez le Docteur Griffin ! » interpella le Conseiller.

Cette fois, une vague de désespoir accompagna sa voix. Abigail Griffin était la première personne à lui être venu à l’esprit … il avait confiance en ses qualités de médecin, mais il y avait autre chose. Pour la première fois, Kane se surprit à vouloir de cet espoir qu’elle arborait sans cesse. Plus que jamais, Marcus avait besoin d’y croire, de croire que les choses étaient possibles malgré les pronostics … mais à son appel ne répondit que le silence et la solitude, et son cœur se serra.

« — C’est bon Marcus, ça va aller » déclara une petite voix qui le ramena à la réalité. Il sentit contre sa joue les doigts déjà froids de sa mère « Tu n’es pas tout seul, tu ne l’as jamais été »

Marcus se sentit déglutir avec la plus grande des difficulté. Il attrapa la main de sa mère et la serra dans la sienne … lentement, l’espoir se dissipa au profit de la réalité et il la sentit partir comme le jour laissant place à la nuit. Il avait tant de choses à lui dire et si peu de temps … parce qu’il se souvenait encore de la dernière requête qu’elle lui avait faite juste avant l’explosion, Marcus lui récita cette prière qu’elle chérissait tant. A mesure qu’il prononçait les vers, il sentait son corps se détendre, jusqu’à s’immobiliser.

« — Puissions-nous nous retrouver » acheva-t-il enfin.

Kane perçut son dernier souffle. Il resta silencieux les quelques secondes qui suivirent, accusant le coup de cette tragédie qu’il n’aurait jamais imaginé venir voir si vite. Le Conseiller sentit quelqu’un s’approcher de lui et poser une main sur son épaule, mais le geste ne suscita en lui aucune réaction.

« — Marcus … je suis désolé » déclara Thelonious en s’agenouillant à ses côtés.

Marcus resta un instant figé, tentant bien malgré lui de faire avec cette nouvelle réalité qui lui déchirait le cœur … mais bien vite, il fit ce qu’il savait faire de mieux : réagir et aller de l’avant. Lâchant la main de sa mère, il se releva et s’adressa au Chancelier.

« — Thelonious … il faut te faire sortir d’ici » affirma le Chef de la Sécurité « Où est Abby ? » lui demanda-t-il. Des yeux, Kane arpenta la pièce à la recherche de l’ancienne Conseillère, et son absence figea son cœur déjà bien amoché « Où est Diana ? »

Les deux hommes demeurèrent silencieux, s’échangeant mutuellement un regard sans équivoque. Alors, très vite mais trop tard, Marcus compris ce qui venait de se passer. Son cœur fit un bond dans sa poitrine et en un éclair, la peine laissa place à la crainte sur son visage.

« — L’Exodus » déclara-t-il simplement.

Et sans attendre, ils se précipitèrent vers le quai d’embarquement où, depuis plusieurs jours déjà, attendait la première navette censée les envoyer sur Terre.


Dernière édition par Marcus Kane le Mar 11 Avr - 1:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: On the Ground there is no Law, all we have to do is survive   Mer 22 Mar - 13:18



ICI LE TITRE DU RP
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Post hanc adclinis Libano monti Phoenice, regio plena gratiarum et venustatis, urbibus decorata magnis et pulchris; in quibus amoenitate celebritateque nominum Tyros excellit, Sidon et Berytus isdemque pares Emissa et Damascus saeculis condita priscis. Excogitatum est super his, ut homines quidam ignoti, vilitate ipsa parum cavendi ad colligendos rumores per Antiochiae latera cuncta destinarentur relaturi quae audirent. hi peragranter et dissimulanter honoratorum circulis adsistendo pervaadendoque divites domus egentium habitu quicquid noscere poterant vel audire latenter intromissi per posticas in regiam nuntiabant, id observantes conspiratione concordi, ut fingerent quaedam et cognita duplicarent in peius, laudes vero supprimerent Caesaris, quas invitis conpluribus formido malorum inpendentium exprimebat. Quod opera consulta cogitabatur astute, ut hoc insidiarum genere Galli periret avunculus, ne eum ut praepotens acueret in fiduciam exitiosa coeptantem. verum navata est opera diligens hocque dilato Eusebius praepositus cubiculi missus est Cabillona aurum secum perferens, quo per turbulentos seditionum concitores occultius distributo et tumor consenuit militum et salus est in tuto locata praefecti. deinde cibo abunde perlato castra die praedicto sunt mota.
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MessageSujet: Re: On the Ground there is no Law, all we have to do is survive   Sam 15 Avr - 19:00


Split Day
United we stand, divided we fall
Marcus entendait Jaha beugler comme jamais, s'époumonant pour tenter de convaincre Diana Sydney que son geste n'était que folie et démesure, mais l'ancienne Chancelière ne voulait rien entendre. Têtue et obstinée, Diana campait sur ses positions, et Marcus se demanda un instant si l'Arche n'était pas peuplée que de personne comme elle, finalement. Personne, sur l'Arche, ne semblait enclin aux concessions … Kane savait de quoi il parlait, puisqu'il était pareil.

Tant bien que mal, le mécanicien tentait de faire glisser son pied-de-biche entre les deux panneaux de la porte, mais ses actions étaient bien vaines. Cette porte avait été conçue pour isoler la station du reste de l'espace, comment pouvaient-il s'imaginer un seul instant pouvoir l'ouvrir ainsi ? Le pied de biche ripait et lorsqu'il ne le faisait pas, le mécanicien forçait dans le vide … car même la force de tous les hommes de la station réunies ne pouvait venir à bout de la pressurisation de la porte. Bloqué derrière cette maudite ouverture, Kane se sentait plus que jamais impuissant … il fulminait, et malgré les supplications qu'il lisait dans le regard d'Abigail, le Conseiller ne pouvait se résoudre à abandonner. L'abandon ne faisait pas partie de ses principes et aujourd'hui ne faisait pas exception à la règle. Malgré la colère qui fulminait en lui, Marcus restait calme et immobile, et pour ceux qui le connaissaient, ce statisme était beaucoup plus effrayant que n'importe quel excès de colère … mais finalement, Kane explosa. Il fit les cent pas devant la porte et donna dans le plexiglass un violent coup de pied qui ne fit pas même frémir l'ouverture. A l'intérieur de la navette, il entendit Diana rire.

« — Toujours aussi délicat, Kane » fit remarquer Sydney, l'attisant encore plus.

Mais soudainement, son souffle fut coupé par le coup dans le ventre que lui assena Abby. Elle eut l'espace d'un instant un mouvement de recul, qui permit à Abigail de se libérer de son emprise. Sans que Marcus ne puisse faire quoi que ce soit, il la vit filer vers le levier de secours d'ouverture, et son cœur s'arrêta alors. Quelques fractions de secondes plus tard, Diana reprenait ses esprits et il la vit pointer son arme vers elle et tirer. La détonation résonna dans la navette et Marcus paniqua.

« — ABBY ! » hurla Kane.

Mais dans l'affolement Diana manqua son coup et Abigail parvint à atteindre son but … avant qu'une matraque électrique ne vienne mordre son corps dans un grésillement qui fit bondir le Conseiller. Marcus vit l'ancienne Conseillère s'affaisser sur le sol, inconsciente. La suite se déroula à une vitesse déconcertante. Les hommes, à l'intérieur de la navette, réagirent au quart de tour, mais malgré cela la porte du sas eut le temps de se déverrouiller suffisamment longtemps pour permettre au mécanicien d'y glisser son pied-de-biche. Bientôt, des hommes s'agglutinèrent des deux côtés de la porte, les uns tentant d'ouvrir, les autres de refermer.

« — J'y suis, monsieur, je suis entré ! » claironna le mécanicien, qui tenait fermement l'épaisse branche de métal « Apportez-moi un cric ! » brailla-t-il à qui voulait l'entendre.


Ce qu'il advint d'Abigail échappa à Marcus. Le tumulte des évènements et l'agglutinement de la foule lui firent perdre le fils de son destin et le cœur du Conseiller s'emballa à l'idée de ne plus la voir, mais ce qui était en train de se passer était plus important que sa passion pour Abigail Griffin et il se força alors à se concentrer sur l'instant présent.

Pour Kane qui attendait du mauvais côté de la porte, les hommes mirent une éternité à revenir avec l'objet de leur salut. Sans attendre, ils glissèrent le cric dans l'ouverture et lentement, la pression exercée fit s'ouvrir la porte. Consciente que les choses ne tournaient pas pensa faveur, Diana se fraya un chemin jusqu'à l'ouverture qui se faisait de plus en plus grande à mesure que les secondes passaient et sans attendre, elle dévoila la seule chose qui était encore en mesure de sauver sa cause. Ses paroles figèrent un instant les hommes qui tentaient encore d'ouvrir la porte. Dans leur cœur, Kane sentit naître le doute … et comment les en blâmer ? Diana avait raison : ils leur mentaient encore et toujours, inlassablement malgré les promesses faites. Kane perçu les graines de la dissidence germer dans le regard du mécanicien et chez tous ceux qui avaient entendu les paroles de l'ancienne Chancelière. Bientôt, des murmures s'élevèrent et la peur s'empara de leur cœur.

« — Ne l'écoutez pas ! » vociféra Kane, recouvrant la voix de Jaha, qui s'engageait déjà dans des explications « Ce sont vos places qu'ils sont en train de voler ! S'ils partent maintenant, personne d'autre n'aura l'occasion d'aller sur Terre. S'ils partent, vous mourrez » déclara Marcus.

Mais il sentait bien qu'il ne gagnait pas tous les cœurs … comment pouvait-il en être autrement ? N'allaient-ils pas mourir d'une manière ou d'une autre ? Maintenant, dans six mois, dans un an, qu'est-ce que cela changeait ? Le regard de Marcus se posa sur le mécanicien, resté immobile depuis que les paroles de Diana avaient fait germer le doute dans son esprit. Il le savait, en cet instant précis, tout reposait sur lui et sur la décision qu'il s'apprêtait à prendre.


« — J'ai confiance en aucun de vous, mais j'ai bien l'intention d'aller sur Terre » déclara finalement le mécanicien, après un instant de silence qui leur parut être une éternité.

Et il se glissa dans l'ouverture crée dans la porte, mais avant qu'il n'ait eu le temps de s'engouffrer entièrement, Kane l'attrapa par le col et le jeta en arrière, loin de la porte. Un affolement général gagna alors les Arcadiens et sans attendre, Kane s'empara de l'arme d'un de ses soldats. Une secousse fit trembler la navette, signe que le générateur principal venait de lâcher, et Marcus en profita pour ouvrir les portes du sas à la force de son corps. Dans son effort ses hommes le rejoignirent bientôt et à force de persévérance, le mécanisme d'ouverture s'enclencha, ouvrant la voie aux Arcadiens demeurés fidèles au Chancelier. Face à la vague qui déferla dans la navette, Diana recula vivement.

« — Abattez-les ! » hurla-t-elle à ses hommes.

Mais plus que jamais, le conflit de loyauté qui sévissait dans l'esprit des soldats les fit hésiter. Trahir leur supérieur et leurs frères était une chose, les tuer une autre. Bientôt, les hommes de Kane et ceux de Diana se retrouvèrent face à face, leurs armes dressées les uns contre les autres. Chacun campa sur ses positions et la tension était si palpable que personne n'osait faire le moindre geste, de peur d'enclencher cette fusillade qui menaçait à tout moment d'exploser. Un silence pesant s'empara de la navette, durant lequel seul les bruits des moteurs encore en marche se faisaient entendre. Finalement, l'arme toujours pointée vers ses opposants, Kane rompit le silence.

« — Messieurs, il n’y a que deux issues possibles pour vous, pour nous » commença-t-il « Déposez les armes maintenant, et aucune peine ne sera retenue contre vous. Vous me connaissez, j’ai formé une grande partie d’entre vous. Je suis un homme de parole et vous le savez » déclara le Conseiller. Avait-il déjà trahis sa parole ? Kane ne la donnait pas souvent, mais lorsqu’il le faisait, il le faisait jusqu’au bout. Marcus ne se contentait pas de dire les choses : il les faisait aussi, même si cela pouvait mettre du temps … tous ceux qui avaient un jour eu affaire à lui le savait « Si vous vous emparez aujourd’hui de cette navette, vous condamnez 2000 personnes à mourir dans les 48 heures » affirma Marcus « J’ignore ce qu’elle vous a promis, mais je peux vous promettre une chose : si vous tuez ces personnes, vous ne trouverez jamais la paix » déclara Marcus. Il sentait ses propres paroles faire échos au plus profond de son cœur « Si vous n’abandonnez pas, nous serons obligés d’ouvrir le feu. Vous emporterez avec vous nombreux de vos semblables, mais à la fin vous serez abattus, soyez-en certains. Tout ce que l’on retiendra de vous sera cette mutinerie et votre aveuglement à suivre une politicienne idéaliste qui n’a pas hésité à sacrifier 2000 personnes pour parvenir à ses fins. Vous valez mieux que cela »

« — Dit l'homme qui a sacrifié 320 personnes et envoyer 100 jeunes sur Terre pour mourir ! » renchérit Diana « Ne l'écoutez pas ! Il vous ment, comme tous les autres ! » gronda Sydney « Ses belles paroles ne vous donneront pas une place pour aller sur Terre ! 700 places, voilà tout ce qu'il y a. Qui croyez-vous qu'ils choisiront, à votre avis ? Certainement pas vous ! »

« — Et toi, combien en proposes-tu ? » rétorqua Kane « 100 ? » enchaîna-t-il en désignant le groupe de renégats « 700 places, ça fait toujours 600 de plus que toi » fit remarquer le Conseiller, plus acerbe que jamais « Il n'y a que 700 places, certes, mais si vous partez maintenant, vous privez 600 autres personnes de cette chance, et vous … »

« — On fera un tirage au sort » déclara soudainement le Chancelier, coupant Kane dans son discours « Voilà comment les 600 autres seront choisis. Rien ne peut être plus impartial, égalitaire et juste que le hasard. Si cela ne vous convient pas, alors vous ne valez pas mieux que le système contre lequel vous vous dressez »

De nouveau, il y eut un silence. Kane pria en son for intérieur … car il avait lui-même épuisé tous les arguments pour tenter de convaincre ses hommes et Jaha ne pouvait faire meilleure offre. Si les fidèles de Diana refusaient d'entendre raison, ils allaient être obligé d'ouvrir le feu et Marcus savait très bien comment cela finirait. Il n'avait pas peur de mourir, seulement d'échouer. Finalement, à son grand soulagement, un premier homme abaissa son arme et la posa au sol, puis deux, puis trois. Diana s'agita et pesta à l'encontre de ceux qui avaient soi-disant rejoins sa cause … elle fut bientôt la dernière à tenir son arme et la solitude la fit lâcher prise. De rage, elle jeta son arme au sol, fusillant Kane et Jaha du regard.

« — Prenez leurs armes et arrêtez-les » ordonna Marcus lorsque tout danger fut écarté. Les hommes de Kane se déployèrent alors dans la navette et tout fut sécurisé en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.

« — Vous croyez vraiment qu'il va vous pardonner ça ? » demanda Diana à ses fidèles, un brin sarcastique, tandis qu'un homme lui passait les menottes.

Son arme toujours à la main, Marcus s'approcha d'elle. Il planta son regard sombre dans le sien, l'air plus grave que jamais.

« — Ne t'imagine pas pouvoir jouir de ce même traitement de faveur, Diana » rétorqua Kane « Tu as tué ma mère. Je n'aurai aucune clémence » affirma-t-il.



Cette fois, Diana demeura silencieuse. D'un geste de tête, Kane indiqua à ses hommes de l'emmener. Il se dirigea ensuite vers l'un des traîtres encore présents, le plus haut gradé à n'en pas douter. Le Conseiller se planta devant lui.

« — Où est le Docteur Griffin ? » lui demanda-t-il. Un peu hagard, l'homme ne lui répondit pas tout de suite, et Marcus s'impatienta alors « SERGENT ! »

Le haussement de voix sembla réveiller le gradé.

« — D… dans la réserve, monsieur, avec Lemmer » répondit-il.

Sans attendre, Marcus se dirigea alors vers l'arrière du vaisseau qui faisait office de réserve, l'arme à la main. Il se souvenait encore, avec une exactitude quasi parfaite, de l'emplacement de chacune des caisses et de ce qu'elles contenaient. Tandis qu'il avançait, le Conseiller se demandait pourquoi Lemmer continuait encore de résister : l'Exodus venait d'être repris et Diana arrêtée, quel espoir avait-il encore ? Quelque chose échappait encore à Marcus, une chose qu'il n'était pas certain de comprendre un jour : qu'est-ce qui le poussait à persévérer ainsi, alors que tout lui portait à croire que la cause était désormais perdue ? La peine, probablement, mais n'était-ce que cela ?

Marcus avança à pas de loup, conscient qu'il pouvait à tout instant se retrouver nez à nez avec l'officier. Si sa propre vie avait peu de valeur à ses yeux, il ne pouvait pas en dire autant de celle d'Abigail Griffin. Les sens aux aguets, il scrutait chaque recoin, à l'affût du moindre mouvement. Les éclairages de secours éclairaient faiblement l'habitacle et rendait sa tâche ardue, mais elle avait l'avantage non négligeable de le dissimuler. Sans un bruit, Kane avançait dans l'obscurité, parmi les caisses emplies d'armes et de vivres.

Il fut presque surpris de voir que son homme l'attendait au détour d'un cul de sac. Il tenait fermement l'ancienne Conseillère, son arme pointée sur sa tempe. Marcus hésita un instant … qu'espérait-il au juste ? Kane leva son arme vers lui, et les conditions de l'homme ne se firent pas attendre.

« — Ne vous approchez pas, Kane, ou je lui fais sauter la tête ! » prévint Lemmer.

Marcus s'arrêta alors, observant avec une attention toute particulière le scélérat qui détenait Abby.

« — Relâchez-la » lui répondit simplement Marcus sans abaisser son arme « Relâchez-la et je vous offre la même chose qu'aux autres : le pardon total et sans conditions » affirma-t-il

« — Votre pardon ? » répéta l'officier « Qu'est-ce que je pourrai bien faire de votre pardon ? » rétorqua-t-il « Cela ne fera pas revenir ma femme ni les 320 autres personnes que vous avez assassinées » déclara l'homme.

Cela manqua de peu de toucher Marcus, mais le Conseiller jugea que la vie était plus importante que les morts. Quand bien même le sacrifice inutile des 320 personnes de la Section 17 le hantait toujours, il se devait d'aller de l'avant, de voir au-delà.

« — En vous emparant de cette navette, vous rendez leur sacrifice vain » affirma Marcus « Est-ce que vous avez la moindre idée de ce qui vous attend en bas ? » demanda-t-il « En vous emparant de cette navette, vous condamnez les 2000 personnes restantes dans cette station. En participant à ce crime, vous profanez la mémoire de ceux qui sont morts »

« — Fermez-là ! » le coupa Lemmer, et Marcus sut alors qu'il avait fait mouche. Mais comme pour rendre sa menace un peu plus palpitante, il raffermit la prise qu'il avait sur Abigail.

« — Lâchez votre arme » ordonna Marcus « Ne nous obligez pas à nous entretuer. Il y a un autre moyen »

Mais l'officier ne semblait pas l'entendre et ses doigts s'agitèrent nerveusement sur la crosse de son arme. Malgré la menace, Marcus fit un pas en avant. Surpris, l'officier pointa brusquement son arme vers lui, et c'est cet instant que Marcus choisit pour tirer.

Kane tira quatre fois, quatre détonations successives qui résonnèrent dans l'Exodus et qui couvrirent l'unique coup que tira l'officier. La première balle se logea dans l'épaule du soldat, la deuxième lui fit lâcher son arme. Secoué par les deux premiers coups, l'officier relâcha soudainement l'emprise qu'il avait sur Abigail qui, toujours à moitié consciente, tomba lourdement sur le sol métallique de la navette. Les deux dernières balles partirent se figer dans le torse de l'officier et lorsqu'il s'effondra à son tour sur le sol, Marcus comprit qu'il venait de tuer son premier homme. L'officier tomba lourdement par terre, non loin d'Abigail, que Kane rejoignit sans attendre. Il se pencha sur elle et tenta de la redresser, abandonnant son arme qui ne lui avait désormais plus aucune utilité. Par chance, le coup envoyé par l'officier ne l'avait pas touché et avait finis sa course dans l'une des caisses qui les entouraient. Alertés par les coups de feu qui avaient retenti, le reste de la garde arriva au pas de course. Lorsqu'ils apparurent dans le champ de vision de Kane, le Conseiller se tourna vers eux.

« — Faites venir une civière et un médecin » ordonna simplement Marcus.

Mais il ne quitta pas lui-même Abigail, qui reprenait péniblement ses esprits. Il s'agenouilla à côté d'elle et la fit glisser jusqu'à lui, l'adossant contre sa jambe.

« — Abby » l'appela-t-il simplement. Marcus se forçait à rester calme, mais la tâche était loin d'être aisé, car il avait eu peur pour elle « Dis-moi que tu n'as rien » l'implora-t-il presque.

Les gens affluaient et s'agitaient autour d'eux, mais Marcus n'y faisait pas attention. Tout ce qui lui importait en cet instant précis était d'entendre la voix d'Abigail Griffin.


RÉSUMÉ DU POSTE

- Kane & co. tentent d’ouvrir la porte du sas avec un pied de biche.

- Abby, retenue en otage par Diana, donne un coup de coude dans le ventre de l’ancienne Chancelière pour se libérer de son emprise afin d’activer le levier d’ouverture de secours. Diana tente de lui tirer dessus mais manque son coup. Un soldat électrocute alors Abby, tente de refermer la porte, mais la porte se déverrouille suffisamment pour permettre aux hommes de Kane d’y glisser le pied de biche. Ils partent alors chercher un cric pour ouvrir mécaniquement la porte.

- Tandis que la porte s’ouvre de plus en plus, Diana dévoile la vérité aux hommes de Kane : les navettes Exodus de l’Arche ne peuvent contenir que 700 personnes et sème ainsi le doute dans le cœur de ses opposants. Pris entre deux feux, le mécanicien censé ouvrir la porte tente de s’introduire dans la navette, mais Kane l’attrape avant qu’il n’ait le temps de s’engouffrer et l’envoie en arrière. Avec l’aide de ses hommes, Kane parvient finalement à ouvrir complètement la porte.

- S’en suit un face-à-face entre les hommes de Kane et les fidèles de Diana. Kane tente de les convaincre de renoncer, Jaha intervient finalement en proposant un tirage au sort : les 600 places restantes seront attribuées au hasard par tirage au sort. Cette proposition a raison de l’entêtement des renégats, qui rendent alors les armes.

- Après avoir appris qu’un certain Lemmer avait emmené Abby dans la réserve, Kane décide de s’y rendre. Lemmer, qui retient toujours Abby en otage, refuse de se rendre. Après avoir tenté de le raisonner, Kane finit par l’abattre.
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MessageSujet: Re: On the Ground there is no Law, all we have to do is survive   Dim 30 Avr - 17:19


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MUSIC :: RAID ON ALAMUT
Il semblait à Marcus Kane qu'une vie entière le séparait du moment où il avait quitté l'Arche et maintenant. Lorsque les effets du sédatif s'étaient dissipés, l'Exodus avait déjà quitté l'Arche depuis longtemps et cette information n'avait pas manqué de contrarier le Conseiller, qui ne s'était pas gêné pour faire part de son mécontentement à qui voulait l'entendre. Sa réaction n'avait étonné personne et encore moins Abigail Griffin, la principale organisatrice de cette mascarade, mais bien vite, les choses se tassèrent, car quelque chose de plus grand et de plus important les attendait, en bas. Kane avait bien été obligé de faire avec, puisque finalement, on ne lui avait pas laissé le choix.

L'Exodus eut beaucoup plus de difficultés à se poser … Kane ne fut pas en mesure de comprendre parfaitement les raisons de telles perturbations, et il ne comprit pas non par quel miracle les hommes, transformés en pilote pour l'occasion, réussirent à poser la navette. Marcus avait senti la navette trembler de toute part et malgré son manque crucial de connaissances en aéronautique, il ne fallait pas être sorti de Saint Cyr pour comprendre que quelque chose n'allait pas. Non sans peine, l'Exodus avait fini sa course en retournant tout sur son passage, créant tout autour du vaisseau un véritable champ de cendre et de terre retournée. La nuit les avait accueilli  et les gens de l'Arche avaient alors découvert la Terre.

La chose qui frappa le plus Marcus fut le goût de l'air. L'air avait une odeur et une saveur que personne, sur l'Arche, ne pouvait imaginer. L'odeur de la terre retournée fit battre son cœur et la douceur de l'air le rendit longtemps perplexe ... la vie se redessinait devant lui, comme si tout ce qu'il avait connu jusqu'à présent n'était qu'illusion. L'irrégularité même du terrain lui fit redécouvrir ses pas, et l'immensité du monde lui rappela plus que jamais l'insignifiance de son existence, de leur existence à eux tous … qu'étaient-ils, finalement, face à ce vaste espace sans fin ? Rien, rien du tout, Kane prenait enfin conscience de toute la profondeur de cette vérité.


Les soldats de l'Arche faillirent abattre le messager lorsque celui-ci arriva, un peu trop rapidement à leur goût. Les cris émis par le jeune permirent d'éviter le drame, et par la suite, tout alla très vite, très très vite. Lorsque le garçon raconta aux gens de l'Exodus la boucherie qui avait lieu au campement des 100, Kane rassembla sans attendre tous les hommes capables de combattre et s'était mis en route, non sans tenter, avant de partir, de dissuader Abigail de les suivre. Les blessés qui n'avaient pas eu la chance de sortir indemnes de cet atterrissage compliqué avaient besoin d'elle au camp nouvellement formé, mais à ses yeux – et Kane le comprenait – rien n'était plus important que de rejoindre Clarke et les jeunes délinquants. Malgré la dangerosité de la mission, Marcus avait abandonné l'idée de la convaincre et avait fini par accepter sa présence, à une seule condition, celle de rester en arrière, à l'abri derrière l'armada de garde. Kane ne pouvait pas l'empêcher de vouloir voir sa fille, mais il voulait éviter à tout prix qu'elle ne soit blessée … car si la médecin était blessée, qui viendrait la soigner ?

La nuit rendit leur excursion périlleuse, car non content de ne pas connaître le terrain sur lequel ils évoluaient, l'obscurité réduisait considérablement leur champ de vision, qui ne se résumait qu'au faible faisceau lumineux de leurs torches. A travers les arbres, le garçon les guida jusqu'au campement des jeunes, où les soldats de Kane rencontrèrent leurs premiers Natifs. Restés en arrière pour éviter toute surprise, ils tombèrent nez à nez avec les gens de l'Exodus.

« — Abattez-les, ils ne doivent pas dévoiler nos positions ! » déclara Kane. Alors, comme un bruit de tonner, les premiers coups de feu résonnèrent dans forêt. Les Natifs tentèrent de fuir, mais ils tombèrent sous les balles tirées par les hommes de l'Arche. Kane n'avait même pas cherché à négocier … il était là pour porter secours aux jeunes, pas pour faire de la diplomatie. Lorsque les coups de feu cessèrent, Marcus repris la parole « Ils savent que nous sommes là, éteignez les lumières maintenant » ordonna-t-il.

Les torches s'éteignirent alors, et Marcus se servit du couvert de la nuit pour dissimuler leur position. Les éclaireurs qui suivirent n'eurent pas plus de chance et les renforts de l'Arche avancèrent dans l'obscurité. Bientôt, ils aperçurent l'armée native, qui campait un peu plus loin, et Kane s'arrêta alors pour faire le point.

« — Très bien, voilà ce qu'on va faire. Vous quatre, partez devant et envoyez-leur les lacrymogènes, ça devrait les disperser » affirma Marcus « Lorsque le gaz se sera dissipé, nous traverseront la zone pour atteindre le campement. Le passage ne restera pas longtemps ouvert, abattez tous ceux qui tenteront de le refermer » expliqua-t-il.

Les hommes firent un signe de tête et s'échangèrent des regards graves. Ils n'avaient pas de masque à gaz ni la moindre protection, si ce n'était les vieux gilets pare-balles aux couleurs de l'Arche. Ils savaient que le plan de Kane était périlleux mais qu'il pouvait fonctionner.

« — Bonne chance à tous » déclara Marcus. Puis, d'un hochement de tête, Kane indiqua aux deux hommes désignés de partir. Marcus jeta un regard vers l'arrière, cherchant des yeux Abigail. Il ne mit pas longtemps à la trouver et l'interpella « Abby, tu viens avec moi » dit-il simplement. Il sortit de derrière son dos un pistolet qu'il lui tendit « Tiens, prends ça. Tu sais t'en servir ? » lui demanda-t-il. Il la regarda un instant, mettant de côté la légère animosité qu'il avait à son égard « On va chercher ta fille » déclara-t-i finalement.

Sa fille, les Blake et tous les autres jeunes qu'ils avaient envoyés sur Terre pour mourir.
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MessageSujet: Re: On the Ground there is no Law, all we have to do is survive   Ven 5 Mai - 12:19


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Le nuage de fumée faisait son effet et Kane entendait les Natifs subir les effets des lacrymogènes. Ces effets, Kane les connaissait, puisqu'il les avait lui-même subit lors de sa formation sur l'Arche, entre bien d'autres choses. Suffisamment en retrait pour être hors de portée, il espérait simplement que les deux hommes qu'il avait envoyé s'en étaient sortis et avaient trouvé une issue à ce voile fumeux ô combien agressif. Tandis qu'il attendait que le voile se dissipe, Marcus donna à Abby les quelques informations qu'elle avait besoin de connaître pour utiliser l'arme semi-automatique qu'il venait de lui tendre.

« — Tu pointes ça vers l'adversaire et tu tires en appuyant sur ça » expliqua-t-il en désignant respectivement le canon de l'arme et la gâchette « Tu peux tirer 10 fois, après tu dois recharger » déclara-t-il. Il lui laissa un instant de répit, le temps qu'elle assimile ce qu'il venait de lui dire « Mais tu n'auras pas besoin d'en arriver là » ajouta-t-il finalement.

Si elle faisait tout ce qu'il lui disait de faire, l'arme n'était pas censée lui servir tout court. L'abandonnant un instant, Kane fit un dernier débriefing avec ses hommes, préparant avec une minutie qui lui était propre l'assaut qui s'apprêtait à avoir lieu. Bientôt, le nuage lacrymogène se dissipa et Marcus donna le signal d'avancer. Ils traversèrent la zone encore déserte et comme prévu, les hommes de Kane s'attelèrent à empêcher les Natifs de reconquérir la zone. Ils tentèrent d'abattre, sans distinction aucune, tous ceux qui s'approchaient pour tenter de refermer la brèche qu'ils venaient de faire dans le siège natif. De toute part, Kane percevait les gens s'agiter : il entendait les Natifs hurler dans une langue qu'il ne connaissait pas et les coups de feu fusaient, provenant tant de ses hommes à lui que du campement des jeunes qui, de toute évidence, semblaient avoir compris la stratégie de l'Arche … mais les Natifs ne comptaient pas les laisser passer aussi facilement, car il sentait filer au-dessus de lui des flèches qui partirent se figer quelque part à l'intérieur du campement. Kane espérait qu'aucun jeune ne serait blessé, mais ces espoirs étaient bien naïfs.


Lorsque les lumières des torches se rallumèrent, le groupe qui suivait Kane avait traversé la zone. Toujours aux aguets, ils s'approchèrent de l'entrée du campement, et Callie Cartwig, qui les guettait depuis leur apparition, fut la première à réagir.

« — Ils arrivent » déclara l'officier « Ouvrez les portes, vite ! »

Kane fut le premier à s'engouffrer dans le campement des jeunes, découvrant pour la première fois l'endroit qui leur avait permis de survivre pendant tout ce temps. Bien vite, il fut suivi par bon nombre de ses hommes, qui s'éparpillèrent partout dans la zone, leurs armes toujours en joute. Des jeunes gisaient çà et là, certains dans les décombres, d'autres fraichement morts, et le cœur de Kane se serra à cette vision … mais il ne pouvait se laisser submerger par l'émotion. Ils avaient une mission à remplir et il comptait bien la remplir jusqu'au bout.

Au cœur de ce tumulte, Marcus et Callie se reconnurent … oubliant tout ce qui pouvait encore les séparer, Callie s'approcha de lui et rompit la distance qui se trouvait entre elle et lui, pour finalement s'abandonner un instant dans ses bras. Un peu pris de court, Kane l'enlaça à son tour et déposa sur sa tempe un baiser modéré. Ils s'échangèrent un regard entendu, et cet intermède passé, ils reprirent tous deux le rôle qu'ils étaient censés tenir. Parmi la foule des jeunes qui s'accumulaient déjà autour d'eux, Marcus reconnut Bellamy. Le chef de la garde perçut dans le regard du jeune homme des sentiments ambivalents, dans lequel se mêlait à la fois le soulagement et la rancœur. Kane jeta un regard en arrière pour vérifier qu'Abby les avait bien suivis, avant de s'adresser à ceux qui, vraisemblablement, dirigeaient le groupe.  

« — Nous avons fait une percée dans le siège natif, mais les hommes ne tiendront pas longtemps » déclara Kane, trop pressé pour s'encombrer avec les politesses « Nous devons partir maintenant. Prenez vos affaires »

Mais Bellamy Blake ne semblait pas de cet avis. Il abandonna un instant la jeune fille avec qui il se trouvait pour faire face à Kane.

« — Non, c'est hors de question » répondit le jeune homme « Nous avons des malades et des blessés. Raven est salement amochée, c'est trop risqué de la transporter » affirma-t-il « Avec vos armes et vos hommes, on pourrait leur résister et les repousser … »

Kane se souvenait de Raven Reyes, c'était elle, entre autre, qui avait permis à Callie de fuir et de quitter l'Arche. L'arrivée des renforts redonnait espoir à Bellamy, qui s'imaginait déjà botter les Natifs, mais Kane ne manqua pas de le faire redescendre sur Terre.

« — Non, ça ne ferait que retarder l'échéance » rétorqua le Conseiller « Le campement est encerclé par les arbres, vous êtes trop vulnérables ici. Tôt ou tard, nous viendrons à manquer de munitions » expliqua Kane « Nous avons tout ce qu'il faut à bord de l'Exodus et… »

« — NON ! » le coupa Bellamy « Non, on a déjà essayé de quitter le campement et on a failli se faire tuer » raconta le jeune homme « On est en sécurité ici derrière les remparts et… »

« — Est-ce que tu as écouté ce que je viens de te… » lui demanda Kane sans le laisser finir.

« — J'en ai rien à faire ! » le coupa de nouveau le jeune homme, cette fois plus brusquement « Vous croyez que, parce que vous arrivez là comme ça avec vos hommes et vos fusils, on va vous écouter ? On a pas besoin de votre avis, Kane, et vos ordres, vous pouvez vous les coller où je pense ! On a survécu sans vous et on continuera de le faire ! » déclara Bellamy.

Il était rouge de colère mais cette fois, Marcus perdit patience.

« — CE N'EST PLUS TOI QUI DÉCIDE MAINTENANT ! » s'emporta à son tour Kane « Je ne te laisserai pas mettre la vie de ce groupe en péril sous prétexte que tu n'es pas capable de mettre ta rancune de gamin de côté » déclara Marcus. Alors, Kane abandonna l'idée de persuader Bellamy … il n'avait pas le temps pour cela. Le chef de la sécurité se tourna vers le groupe de jeunes, qui avaient suivi leur échange dans un calme relatif « Ecoutez-moi bien attentivement » les interpella Marcus en haussant la voix « Je sais que vous avez peur, que vous ne m'aimez pas et que certains d'entre vous nous en veulent beaucoup. Je l'entends et je le comprends » affirma-t-il « Vous n'avez pas besoin de m'aimer, juste de faire ce que je vous dis. Il y a une armée de Natifs, là, dehors, et notre priorité est de sortir d'ici tant qu'on le peut encore » Se rendaient-il simplement compte du danger ? Kane n'en était pas tout à fait sûr … n'avaient-ils pas eu tout l'occasion de le constater, pourtant ? Peut-être n'avaient-ils pas confiance en eux et Marcus le comprenait … mais il ne pouvait pas laisser cette crainte entraver leur volonté de survivre « Le Chancelier Jaha vous avait promis l'acquittement pour chacun de vos crimes et cela tient toujours. En tant que représentant de l'autorité et porte-parole du Chancelier, je vous libère de toutes vos peines. Vous êtes libres, mais vos vies seront en sursis aussi longtemps que vous resterez dans ce campement » déclara Kane « Il ne s'agit pas d'obéir aux ordres, il s'agit de survivre. Je vous donne ma parole qu'une fois arrivée à l'Exodus, nous vous laisserons partir si c'est ce que vous souhaitez. Pour les autres, il y aura des soins, des vivres et un toit »

Marcus espérait que cela suffirait … car il ne pouvait pas mieux faire. Ils étaient là pour les aider, mais pas une seule fois Kane n'avait considéré la possibilité qu'ils ne voudraient pas de leur aide. Il espérait que la raison supplanterait leur animosité à l'égard de l'Arche et qu'ils entendraient raison.

« — Prenez uniquement le nécessaire, nous reviendrons chercher ce qu'il reste plus tard. Vous avez 5 minutes » déclara finalement Marcus. Puis, il se tourna vers Clarke. Malgré le temps qui s'était écoulé, Kane se souvenait avec une exactitude presque parfaite son dernier échange avec Clarke Griffin. Il datait du jour où il l'avait enfermé, le jour où son père était mort. Marcus ne l'oubliait pas, mais il espérait simplement que Clarke aurait suffisamment d'intelligence pour mettre cela de côté l'espace de quelques heures « Clarke, tu t'occupais de l'infirmerie, c'est ça ? Vois avec ta mère comment vous pouvez gérer ceux qu'il faut transporter » lui demanda-t-il.

Autour d'eux, les Natifs ne lâchaient rien. Les tirs de flèches fusaient toujours, et les coups de feu claquaient à n'en plus finir. Kane le savait, ils devaient sortir de là avant de ne plus pouvoir.


Résumé de ce deuxième tour ...
▲ Le nuage de fumée (bombes lacrymogènes) disperse les troupes natives, forçant l’armée à évacuer la zone. Face à l’arrivée de ce que les Natifs pensent être les Hommes des Montagnes, Anya envoit quelqu’un chercher la Commandante.

▲ Kane et ses hommes profitent du départ temporaire des natifs pour atteindre le campement des jeunes. Afin de faciliter leur approche, les 100 utilisent les dernières munitions qui leur reste pour couvrir l’arrivée des renforts de l’Arche.  

▲ Kane et ses hommes pénètrent dans le campement. Il ordonne aux jeunes de prendre leurs affaires et de quitter le camp sans tarder. Bellamy Blake s’y oppose, mais Kane ne lui laisse pas le choix. Pendant ce temps, les Natifs tentent de reconquérir la zone perdue, mais ils se heurtent à la présence des hommes venus de l’Arche.

ORDRE DE POSTAGE :
Abigail Griffin
Clarke Griffin
Raven Reyes
Aaron Ferguson (PNJ - Clarke)
Octavia Blake
Kassandre Kayser
Bellamy Blake (PNJ - Kane)
Jonathan Shepard
Marcus Kane
Anya (PNJ - Lexa)
Lexa
Nemyt
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MessageSujet: Re: On the Ground there is no Law, all we have to do is survive   Dim 14 Mai - 16:06


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Kane s'était attendu à ce genre d'accueil. Il n'avait pas peur du jugement des jeunes ni de leurs remarques acerbes, mais il pouvait difficilement leur donner tort. Il les comprenait, tout simplement, sans ne rien pouvoir faire. Face aux remarques des adolescents, Kane resta de marbre. Il savait qu'y faire échos leur ferait perdre du temps, et de toutes les choses que Marcus souhaitait, celle-ci était bien la dernière.  Bien sûr qu'il comptait tenir ses promesses … Clarke pouvait bien lui reprocher toutes les choses qu'elle voulait, Kane n'avait jamais faillis à sa parole. Posant une main sur son épaule, Abby tenta de le raisonner, avant de finalement disparaître, et bientôt tout le monde se dispersa dans le campement … tout le monde sauf Callie, qui s'approcha de lui.

« — Abby a raison » déclara-t-elle doucement « Tu devrais ménager les susceptibilités, Marcus. Bellamy est un bon garçon, il a juste… »

« — Je sais » la coupa un peu sèchement Marcus. Il avait connu Bellamy bien avant eux, en réalité. Le jeune homme ne s'en souvenait peut-être pas mais Kane, lui, ne l'avait pas oublié. Il se souvenait du courage du garçon, de tout ce qu'il faisait pour sa mère à l'époque où ils étaient un semblant de famille, et de tout ce qu'il avait continué de faire même après. Cette partie de sa vie, peu de gens la connaissait … Callie, malgré toute l'importance qu'elle avait à ses yeux, n'en faisait pas partie. Elle ne pouvait pas savoir combien il connaissait la valeur de Bellamy Blake, et Kane se garda bien de le lui expliquer « Excuse-moi » se reprit Marcus. La tension qui s'était installé dans le campement le rendait électrique et impulsif, et il s'en voulait de le faire subir à l'officier « Il faut absolument qu'on sorte d'ici » déclara Kane, comme pour se justifier « Il sera toujours tant d'être diplomate lorsqu'on sera tous sains et saufs »

Les jeunes s'agitaient comme des fourmis dans une fourmilière. Les coups de feu avaient cessé et Marcus en déduisit que les Natifs avaient certainement dû faire demi-tour, ou du moins qu'ils s'étaient repliés pour un temps ; mais il savait que cela ne durerait pas. Posant un instant son arme, Kane profita de l'accalmie pour retirer son gilet pare-balle et le tendit à Callie.

« — Tiens, enfile-ça » déclara Marcus en l'incitant à le prendre … mais Callie ne semblait pas disposée à lui faire ce plaisir.

« — Non, garde-le, tu en as plus besoin que moi » répondit-elle. Visible et prévisible, Marcus s'était attendu à cette réponse. La banalité de la situation le fit sourire un instant.

« — Ce n'était pas une proposition » rétorqua Marcus, sans céder « Ne m'oblige pas à t'en donner l'ordre. S'il te plait » Et comme pour appuyer ses propos, il tendit de nouveau le gilet à Callie qui fut bien obligé, cette fois, de le prendre. Après tout, elle connaissait son homme, et même si elle-même savait que ce genre de protection ne lui serait pas d'une grande utilité – une simple fléchette empoisonnée aurait suffi à la tuer – elle avait conscience que cela rassurait Marcus de la savoir avec ça. Elle ne pouvait lui refuser ce confort, si tant est que l'on puisse appeler ça comme ça.

A peine eut-elle saisit le gilet que Marcus enchaîna.

« — Votre radio, elle ne fonctionne plus ? » demanda-t-il en récupérant son arme. Les communications entre l'Arche et la Terre étaient coupées depuis plusieurs jours – depuis la cérémonie du Jour de l'Unité pour être précis – et malgré les tentatives de l'Arche pour reprendre contact avec les 100, les radios étaient restées irrémédiablement silencieuses, et personne n'avait compris pourquoi.

« — On a été coupé il y a de cela 3 jours, juste après la cérémonie … » expliqua Callie. Depuis, ils n'avaient plus reçu aucun message.

« — Oui, il y a eu une explosion sur l'Arche, mais on a tenté de vous recontacter après … » enchaîna Marcus, mais Callie ne suivait déjà plus. Son esprit était resté fixé sur ses premiers mots.

« — Qu'est-ce que tu viens de dire ? » le coupa-t-elle, interloquée. Elle savait pertinemment qu'elle avait bien entendu, mais elle peinait à le croire.

« — On a été coupé car une bombe a explosé à ce moment-là. Diana a essayé de s'emparer de l'Exodus … c'est un peu long à expliquer » répondit Marcus. Ils n'avaient pas le temps pour cela … l'espace d'un instant, Kane avait oublié que Callie avait passé les 10 derniers jours sur Terre, loin de l'Arche et de toutes ses sanglantes nouvelles.

« — Diana ? Diana Sydney ? Qu'est-ce que ... » bafouilla l'officier, qui peinait à trouver ses mots. Dans sa voix se mêlait des sentiments d'incompréhension et de surprise.

« — Comme je te l'ai dit, c'est long à expliquer » répéta Marcus. Il percevait toutes les questions ainsi que toutes les craintes qui devaient assaillir l'esprit de l'officier, mais il savait aussi qu'ils auraient tout le temps d'en parler lorsqu'ils seraient sortis d'ici et en sécurité « Enfile le gilet, s'il te plait. On va y aller » ajouta-t-il finalement.

Mais soudainement, son attention fut attirée par le sifflement vibrant d'une flèche, suivit du bruit sourd d'une chute. Instinctivement, Kane se tourna dans cette direction et se rendit compte que la flèche avait fait mouche : elle venait de se planter dans l'épaule d'une des adolescentes, et Kane vit Bellamy retenir sa chute. Au tir de flèche répondit des coups de feu lancés à l'aveuglette en direction des arbres … la nuit rendait les choses difficiles, mais peut-être qu'avec un peu de chance leurs balles, elles aussi, feraient mouche.

La haine que portait Bellamy – et certainement la jeune fille touchée – à l'égard de Kane ne freina pas le chef de la garde qui, sans attendre, les rejoignit. Abby et Clarke étaient déjà bien occupées et il ne pouvait pas se permettre de les laisser se disperser : leur priorité était les blessés qui se trouvaient dans la navette.

« — Est-ce que ça va ? » demanda instinctivement Kane en s'approchant de l'adolescente. Mais encore une fois, il se heurta au jeune homme qui l'accompagnait.

« — Bien sûr que non que ça va pas ! » répliqua sèchement Bellamy « Elle vient de se prendre une flèche dans l'épaule, comment est-ce que ça pourrait aller ?! »

En guise de réponse, Marcus lui jeta un regard acerbe. Le jeune homme lui tapait sur les nerfs et malgré les paroles d'Abby et de Callie, Kane peinait à rester calme. Attentionné mais pas idiot, Marcus abandonna l'idée de leur venir en aide. Ils ne voulaient pas de son aide, à la bonne heure ! Sans discuter davantage, Kane s'écarta.

« — Il faut y aller. Maintenant » déclara-t-il simplement. Mais Bellamy ne l'entendait visiblement pas ainsi.

« — Hey ! Il faut lui retirer ça d'abord ! » gronda-t-il en désignant la flèche.

« — Est-ce que tu sais le faire ? Tu as le matériel pour ? » lui répondit Kane, qui perdait de nouveau patience. Il connaissait d'avance la réponse du jeune homme, et son silence ne fit que confirmer ses soupçons « Alors elle reste comme ça pour l'instant. Si tu veux lui rendre service, casse la flèche et aide-la à rejoindre l'Exodus »

Kane n'était pas de nature patient – pas en de telles circonstances du moins – et il avait, comme tout le monde, sa part d'orgueil, que le refus des jeunes d'obtempérer avait piqué à vif. Délaissant Bellamy et sa copine, Kane partit rassembler ses hommes … les minutes passèrent et lorsque tout le monde fut prêt pour le départ, Marcus donna ses dernières instructions.

« — Les blessés et les plus lents devant » indiqua Marcus « Les gardes vous ouvriront la voie et vous montrerons le chemin » déclara-t-il « Ceux qui peuvent encore se battre reste à l'arrière avec moi. Les hommes ont des munitions pour vous, pensez à recharger avant de partir » L'Arche avait été prévoyante et au vu de la situation, Kane ne pouvait que s'en féliciter. Il fit une courte pause avant d'ajouter : « Quoi qu'il arrive, ne rompez pas la formation »

C'était comme ça que les loups voyageaient et survivaient. Si des animaux étaient capables de le faire, pourquoi pas eux ? La seule chose que Marcus redoutait était la panique générale. Kane ne doutait pas un seul instant de voir revenir les Natifs : le combat était inévitable, mais s'ils se tenaient au plan – celui d'avancer coûte que coûte – ils avaient une chance de s'en sortir. Malheureusement pour lui, Kane savait que les jeunes étaient peu enclins à la droiture.

Apercevant Abigail non loin de la navette, Kane partit la rejoindre. Son regard se posa un instant sur Reyes, installée sur un brancard … il se souvenait d'elle avec une précision quasi-parfaite. Il se souvenait encore du regard qu'il lui avait envoyé la dernière fois que leur chemin s'étaient croisés, le jour où elle et Callie avaient quittés l'Arche pour rejoindre la Terre.

« — Abby » l'interpella-t-il, détachant son regard de Raven. Comme pour s'assurer qu'il était bien là et qu'elle l'avait bien mis, Marcus rajusta le gilet qu'il lui avait donné avant de quitter l'Exodus. Il avait accepté de l'emmener sous nombreuses conditions, le gilet pare-balle en faisait partie « Tu pars devant avec les jeunes » déclara-t-il « Tenez-vous au plan, d'accord ? Je serai juste derrière vous » Et il planta son regard dans le sien « Soit prudente »

D'un geste de main, il indiqua à la colonne de se mettre en marche.


Résumé de ce troisième tour ...
▲ Dans le campement, les jeunes s’activent et se préparent à quitter le camp. La présence des Natifs se fait encore sentir (des flèches atteignent toujours le campement) et les tensions sont palpables, car certains parmi les 100 ne sont pas heureux à l’idée de suivre les ordres de Kane.

▲ Suite à l’arrivée des renforts venus de l’Arche, Lexa (mandatée par Anya) fait son apparition sur le champ de bataille. Elle ordonne aux Natifs de se rassembler et de diviser leur force : une partie doit partir en avant afin de préparer une embuscade, l’autre devra attaquer les Skaikru de manière à s’assurer qu’ils tomberont bien dans le piège tendu.

▲ Guidé par les hommes de Kane, les 100 quittent le campement. Le cortège est ouvert par des hommes armés, suivit des blessés et des brancards. Kane et le reste des individus encore capables de se battre ferment la marche.

Dans vos prochains postes, je vous invite (pour les 100 qui auraient du mal à comprendre la chronologie de mon poste avec Kane) :
    - A décrire les derniers préparatifs ainsi que les évènements post-départ
    - A décrire le départ du campement
    - A décrire les premières minutes de marche. Les Natifs attaquent les 100 et les hommes de l'Arche, mais ils ne sont pas clairement visibles (un peu comme dans WAG Pt.1) et ne cherchent pas à leur barrer la route.

ORDRE DE POSTAGE - 4EME TOUR :
Abigail Griffin
Clarke Griffin
Raven Reyes
Finn Collins (PNJ - Jonathan)
Aaron Ferguson (PNJ - Clarke)
Octavia Blake
Kassandre Kayser
Bellamy Blake (PNJ - Kane)
Jonathan Shepard
Marcus Kane
Anya (PNJ - Lexa)
Lexa
Nemyt
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MessageSujet: Re: On the Ground there is no Law, all we have to do is survive   Sam 20 Mai - 13:57


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Bellamy espérait que Kassandre entendrait raison. Le jeune homme venait de promettre à son père qu’il veillerait sur elle, mais l’un comme l’autre savait que ce n’était pas une chose que le jeune homme pouvait faire : Bellamy ne pouvait pas se permettre de rester avec les blessés, même si l’idée de laisser Kane se démerder le faisait hésiter sur la question. Alors que tous les 100 s’affairaient dans les derniers préparatifs, Nathan s’approcha de Bel et lui demanda ce qu’il comptait faire. Bellamy hésita un peu trop longtemps avant de lui répondre.

— On fait ce qu’il dit lui répondit finalement Bellamy. Pour l’instant.

Bel n’avait pas l’intention de laisser Kane prendre sa place aussi facilement. Les 100 avaient confiance en lui et en Clarke et s’étaient depuis longtemps affranchit de l’Arche, les belles paroles de Kane n’y changeaient rien.

— De toute façon, les autres ont l’air motivés pour le suivre … ils ont la mémoire courte.

Bellamy n’arrivait pas à concevoir le fait que Kane pouvait avoir raison, que quitter le campement était le seul bon choix qui s’offrait à eux. L’espoir de Bellamy résidait dans la pseudo promesse que ce salopard leur avait faite … seraient-ils vraiment libres une fois arrivée ? S’il n’avait pas menti, Bel savait déjà ce qu’il ferait : il partirait avec sa sœur, loin de ces trous du cul, et emporterait avec lui ceux qui le voudraient. Ils n’avaient pas survécu tout ce temps pour retomber sous la coupe de l’Arche et de leurs sales magouilles.


*****************
Je fais volontairement un saut dans le temps afin d’éviter de faire durer l’event trop longtemps. Après s’être assuré que Kassandre a bien rejoint les blessés, Bellamy part à l’arrière de la colonne, avec Kane, Octavia et le reste des jeunes encore capables de se battre.

*****************

Marcus n’était pas serein, qui pouvait bien l’être ? La Terre, jusqu’à présent, ne leur avait offert que ce qu’elle avait de plus sombre : la noirceur de sa nuit et la terreur de ses habitants ; Kane n’en voyait que les mauvais côtés, mais il savait que l’avenir allait le faire changer d’avis sur la question … s’ils avaient un futur, bien évidemment, ce qui était loin d’être gagné d’avance. Malgré le nombre considérable de blessés et de malades, le cortège avança, pressé par les tirs de flèches des Natifs. La voie, devant, semblait libre, et cela ne manqua pas d’alerter Kane. Les Natifs avaient-ils eu peur d’eux ? Face à la technologie, avaient-ils décidés de faire marche-arrière et de rentrer chez eux ? Kane n’arrivait pas à y croire, mais après tout, il ne savait rien de ces Natifs.

Pendant un moment, les coups de feu résonnèrent dans la forêt, mais ils finirent par s’estomper, pour finalement cesser lorsque le campement eut disparu derrière eux. Etaient-ils parvenus à semer les Natifs ? Marcus voulait l’espérer, mais il se doutait bien que les choses ne seraient pas aussi faciles. La nuit rendait les sons plus forts et Kane avait l’impression qu’ils faisaient un boucan d’enfer en marchant, mais il se garda bien de s’en plaindre : imposer le silence n’aurait servi à rien de toute manière, car si les Natifs souhaitaient les trouver, ils savaient très bien où les chercher.

Sans un mot, Kane avança, laissant une distance raisonnable entre lui et les jeunes qui se trouvaient devant lui. Parmi eux se tenaient Bellamy et Octavia, qu’il percevait malgré l’obscurité de la nuit. Si Marcus avait eu plus de temps, il n’aurait pas manqué de remarquer le soleil qui pointait ses premiers rayons à l’horizon … mais les yeux du chef de la garde étaient bien trop rivés vers l’ouest – où se trouvait le campement – pour s’en rendre compte. A côté de lui avançait Callie et pendant un moment ils cheminèrent, les sens aux aguets et le cœur prêt à tout.


Le calme fut de courte durée. Ils n’avaient pas fait 5km qu’autour d’eux, bientôt, sortirent de toutes parts les Natifs. Bien plus brusquement qu’il ne l’aurait voulu, la colonne s’arrêta soudainement, et des cris s’élevèrent au loin, indiquant à Marcus que les choses, devant, ne se passaient pas comme prévu. La panique pris possession du groupe et gagna le cœur des gens du ciel … pris de court, Kane se tendit, avant de comprendre la raison de soudain affolement : les Natifs étaient de retour et, cette fois, c’était à leur tour de les prendre par surprise. Patiemment, ils avaient attendu l’arrivée du groupe pour attaquer, usant de leur principal avantage – la connaissance du terrain – pour tenter de stopper définitivement l’avancée de leurs ennemis.

Cette fois – et Marcus le savait – ils ne pourraient utiliser les fumigènes pour les disperser : ils n’avaient pas de masques et la plupart n’avaient pas l’entraînement pour passer au travers … non, ils allaient devoir faire du forcing et prier pour que cela fonctionne. Avec les armes automatiques, ils avaient moyen de faire pas mal de dégâts, sans compter que Marcus avait d’autres plans. Dans le tumulte des évènements, Kane interpella deux hommes parmi ceux qui l’accompagnait, tandis que les coups de feu se faisaient de plus en plus répétitifs.

« — C’est le moment de sortir les lampes » déclara Marcus « Passez devant et éclairez la forêt. Les spots éblouiront les Natifs pendant un moment, mais la fenêtre sera courte et les batteries pas infinies. Les Natifs n’arriveront pas à tirer, profitez-en pour abattre tous ceux qui se trouverons sur notre chemin » expliqua Kane « Quoi qu’il arrive, avancez et ne vous retournez pas. S’ils parviennent à nous immobiliser, nous ne repartirons jamais » affirma-t-il « Vous avancez, ou nous mourrons. Est-ce que c’est clair ? »

« — Oui Monsieur » répondit l’un des hommes.

« — Très bien. Faites passer le message, et tenez-vous prêt. Je ferme la marche » Malgré les coups de feu, les flèches continuaient de filer dans leur direction. L’un des deux hommes donna son sac au chef de la garde, avant de partir vers l’avant. Kane interpella ensuite les jeunes restés en arrière « Écoutez-moi. Le camp se trouve devant nous, mais les Natifs vont tout faire pour nous barrer la route » déclara Marcus « Les hommes vont avancer, et ça va devenir dangereux pour nous : l’embuscade des Natifs va se refermer sur nous, il faudra absolument que nous avancions. Si nous laissons les Natifs nous séparer du groupe, nous serons vulnérables » Marcus ouvrit le sac que le garde lui avait laissé et en sortit des explosifs vieux d’avant la guerre. Personne n’avait eu l’occasion de les tester, et Kane espérait qu’ils fonctionnaient encore.

« — Bellamy » l’appela Marcus. Lorsqu’il eut son attention, il lui tendit une partie des explosifs « Je pense que tu sais ce que c’est. Balance ça lorsque la colonne sera passée, cela les retardera » Mais Marcus les garda un instant dans la main, comme pour attirer un peu plus son attention « Je te fais confiance, ne me le fait regretter. C’est notre sortie de secours, pas notre arme de défense »

Les risque de voir Bellamy faire ce qu’il voulait et non ce qu’on attendait de lui étaient grands, mais Marcus fit le choix de lui faire confiance … pouvait-il vraiment faire autrement ? Il aurait pu les donner à d’autres gardes, mais Kane savait que personne d’autre n’avait l’expérience du jeune homme concernant les Natifs. Il les combattait depuis plus longtemps qu’eux et était plus à même de percevoir leur stratégie qu’un soldat lambda. Il en donna d’autres à Nathan et à ceux qui se trouvaient autour.

« — Soyez prudents » déclara finalement Marcus à l’intention des jeunes.

A l’avant, les spots s’allumèrent soudainement, éclairant la forêt devant eux comme en plein jour. La force des projecteurs éblouissaient les Natifs qui leur barraient la route et s’en suivis une vague de coup de feu, qui déferla sur les Natifs sans crier garde. Les gardes tiraient comme un seul homme, et la forêt elle-même vibrait à chaque détonation.


Résumé de ce quatrième tour ...
▲ Les 100 et les renforts de l’Arche ont réussi à quitter le campement. Ils ont subi quelques tirs de flèches timides qui les ont fait s’activer, mais personne n’a été blessé. Partant en direction du Camp Exodus, le groupe est resté un moment sans subir d’offensive native (pendant 5km environs)

▲ Alors que le groupe marchait en direction du camp, les Natifs ont refait surface : ils attendaient, patiemment, le passage du groupe pour les attaquer de nouveau. L’embuscade est menée par Anya jusqu’à l’arrivée de Lexa, Tristan Gustus et le reste de l’armée native.

▲ Afin d’empêcher les Natifs de leur barrer la route, les gardes de l’Arche allument des spots portatifs et les pointes en direction des Natifs, dans l’espoir de les éblouir. Une vague de tirs déferle sur les natifs restés dans la lumière, libérant ainsi le passage. La colonne avance mais reste cependant vulnérable sur les côtés et sur l’arrière, et tout le monde le sait …

Informations pour la suite :

- Les Natifs, dans les tours qui vont suivre, doivent capturer Clarke Griffin, Kassandre Kayser et Nathan Miller (+Jasper, Monty, Harper et quelques autres parmi les 100). Ceux qui souhaitent être capturé par le Mt Weather doivent également, dans un premier temps, se faire capturer par les Natifs.

Voici le scénario que je vous propose : https://i58.servimg.com/u/f58/19/53/80/53/wag-ba10.gif

En sachant qu’avec Nathan se trouvera Jasper, Monty, Harper + quelques autres 100 qui finiront au Mt Weather, et qu’avec Clarke se trouvera Kassandre. Je ne l’ai pas représenté sur le schéma, mais la colonne avance en même temps : lorsque Clarke sera dans le camp ennemi, le groupe aura réussis à traverser l’embuscade native.

ORDRE DE POSTAGE - 4EME TOUR :
Lexa
Anya (PNJ - Lexa)
Nemyt
Abigail Griffin
Clarke Griffin
Raven Reyes
Finn Collins (PNJ - Jonathan)
Aaron Ferguson (PNJ - Clarke)
Callie Cartwig (PNJ - Kane)
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MessageSujet: Re: On the Ground there is no Law, all we have to do is survive   Sam 20 Mai - 14:50


CALLIE CARTWIG
L'enfant marche joyeux, sans songer au chemin ;
Il le croit infini, n'en voyant pas la fin.
Tout à coup il rencontre une source limpide,
Il s'arrête, il se penche, il y voit un vieillard
Tout allait si vite, tellement vite, que Callie avait du mal saisir chacun des détails qui composaient la situation. Tout ce qu’elle voyait, c’était que Marcus et Abby étaient là, sains et saufs, qu’ils étaient là pour les aider et que grâce à eux, ils avaient – peut- être – une chance de s’en sortir … car Callie ne s’y trompait pas : traverser cette forêt qui grouillait de Natifs était risqué. En lisant le regard de Marcus, elle savait qu’il en avait conscience, et elle savait autant que lui qu’ils n’avaient pas le choix. Ce n’était, cette fois, pas une question de loi ni de devoir, simplement de survie.

Contrairement à la plupart des jeunes du campement, Callie avait confiance en Marcus. Elle lui faisait confiance parce qu’elle le connaissait mieux que quiconque dans ce groupe, mieux même qu’Abby. Si ses récents choix et décisions avaient su la froisser, Callie n’en demeurait pas moins irrémédiablement attaché à lui, parce qu’elle l’aimait. Plus que jamais, elle s’en était rendu compte en restant seule sur Terre : son absence l’avait glacé bien plus que sa présence ne l’avait jamais faite. Depuis que Callie avait quitté l’Arche, Kane et elle n’avaient pas échangé un seul mot ; et Abby et elle avaient adroitement évité le sujet lors de leur rare entrevues à la radio. Kane et Callie étaient restés sur des non-dits, s’imaginant mutuellement qu’ils s’en voulaient de manière définitive alors que la réalité était tout autre. C’était là tout le problème de Kane, entre autres : il n’était pas adroit pour communiquer, mais cette fois, Callie savait qu’elle avait sa part de responsabilité dans cette histoire. Elle avait eu peur des réponses et n’avait pas su dépasser ses craintes. Maintenant qu’ils étaient tous les deux sur Terre, il serait toujours temps de réparer cela … si tant est qu’ils parvenaient à s’en sortir, ce qui était loin d’être évident.

Les hommes de Kane étaient parvenus à briser le barrage natif qui qui avait tenté de stopper leur avancé, et malgré les pertes, les gardes de l’Arche tenaient bon. La lumière des spot leur donnait un avantage non négligeable et la colonne continuait d’avancer. Face aux armes blanches des Natifs, les armes automatiques de l’Arche faisaient des dégâts considérables, et les gilets pare-balles les prévenaient des blessures mortelles. Si certains n’avaient pas la félicité de s’en sortir, le plan de Marcus avait l’avantage de fonctionner … pour l’instant : les 100 avançaient à travers la forêt malgré le retour de l’offensive native, mais Callie se demandait bien combien de temps ils parviendraient à tenir comme ça. Plusieurs fois, Callie manqua de peu de se faire toucher, et malgré l’entraînement qu’elle avait suivi sur l’Arche, elle ne fut pas en mesure de toutes les éviter. Tandis qu’elle tirait en direction des arbres, son arme en joute, elle sentit soudainement une violente douleur lui traverser la cuisse. Sur le coup, l’officier mit un genou à terre et sentit sous ses doigts la terre que le matin avait rendu humide. Lorsque ses yeux se posèrent sur la raison d’une telle faiblesse, son cœur fit un bond dans sa poitrine : une flèche s’était figée dans sa cuisse et du sang rougissait déjà son pantalon salit. Par réflexe, elle posa une main sur la blessure et ses doigts se tâchèrent de sang … la panique la gagna un instant, tandis qu’elle voyait autour d’elle les choses et les gens danser sous ses yeux. Callie tenta de se reprendre, consciente de la situation dans laquelle elle se trouvait … des yeux, elle chercha un instant Marcus, en vain ; et la peur la gagna alors.
Incarné par Kane
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On the Ground there is no Law, all we have to do is survive
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